Nénènes, porteuses d’enfance

Isabelle HOARAU-JOLY – Céline HUET – Monique MERABET – Huguette PAYET – Monique SÉVERIN. Éditions Pétra – Méandre. Nouvelles. 1ère et 2ème édition 2017. 9782847431759 – 9782847431865

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Éditions Pétra
Isabelle HOARAU
Céline HUET
Monique MERABET
Huguette PAYET
Monique SÉVERIN

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4ème de couverture
Nénènes. À La Réunion, ce sont des femmes s’occupant d’enfants et de maisons qui ne sont pas les leurs. Autrefois, dans les familles aisées, elles tenaient un peu le rôle de deuxième maman. Ce qu’elles faisaient avec dévouement, tendresse et fermeté, dit-on souvent. Mais ces images sont-elles bien conformes à la diversité des situations et aux mutations de la société contemporaine? Écrire sur les nénènes, c’est écrire sur l’enfance, les liens familiaux et la maternité. C’est dévoiler des rapports sociaux inégaux et faire une plongée dans la société réunionnaise. Sont-elles subalternes ces femmes qui tissent du lien entre des univers sociaux et cultures différents? Les dix nouvelles de ce recueil sont aussi diverses que leurs auteures. Elles font découvrir des nénènes imaginatives, idéalistes, originales, perverses, mystérieuses, rebelles ou éprises de justice… Des personnages de littérature.
Ce recueil rassemble les nouvelles de cinq écrivaines réunionnaises : Isabelle Hoarau-Joly, Céline Huet, Monique Mérabet, Huguette Payet, Monique Séverin. Ces auteurs ont publié des oeuvres de genres divers : poésie, haïkus, romans, nouvelles, contes, dictionnaire, lexique. Attachées à défendre et à promouvoir le patrimoine littéraire de La Réunion à travers diverses associations et interventions, elles écrivent pour la plupart en français et en créole. Certaines sont conteuses ou illustratrices et affectionnent la littérature jeunesse.

Nouvelles
Céline HUET avec La goutte d’eau et La face cachée
Monique MERABET avec La cinquième photo et La Mèrkal de Saint-Leu
Monique SÉVERIN avec Bad nénène et Elle, la mère

La bâtarde du Rhin

Monique SÉVERIN. Vents d’ailleurs – Fragments. Roman. 2016. 9782364131743. Sélection Prix du Roman Métis des Lycéens 2017

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Vents d’ailleurs
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4ème de couverture
La « honte noire » ou les métis nés d’Allemandes et de soldats des forces coloniales françaises.
Roman d’une traversée, La Bâtarde du Rhin retrace l’histoire d’une jeune fille, Kozima, née d’un amour interdit. Son père est un soldat stationné en Rhénanie et originaire d’une colonie française, La Réunion. Sa mère est une jeune pianiste allemande amoureuse. Le soldat quitte ­l’Allemagne et malgré le mariage de sa mère et l’adoption par son beau-père, Kozima sera qualifiée de « bâtarde » sous le nazisme. Menacée de stérilisation par un médecin fou, elle s’enfuit, survit à la guerre et retrouvera son père adoptif.
Après la mort de celui-ci, la recherche de son vrai père devient une nécessité. Elle prend le bateau pour retrouver son autre famille, celle de La Réunion.
L’accueil de la grand-mère, Eugénie, est glacial, la jeune fille dérange. Son arrivée ouvre une blessure à peine cicatrisée, ravive la jalousie et remet en lumière une histoire familiale enfouie.
Ce roman de pure fiction est profondément ancré dans l’histoire, l’histoire des années 1930 et 1940 en Allemagne, abordant la honte noire et le Lebensborn (projet des nazis d’accélérer la reproduction de la race aryenne) puis à La Réunion, société de toutes les hiérarchies où se cristallisent les non-dits.

Opus incertum

Monique SÉVERIN. Surya éditions – Poésie. Poésie. 2014. 9782918525950

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Surya éditions
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4ème de couverture
Tout territoire, aimé, reconnu, respecté, donne le meilleur de lui-même…
Refuge éphémère, lieu d’exils forcés, fruits de désirs impérialistes, espace nostalgique de la vraie Patrie, ou avatar contrefait, monstrueux de celle-ci. La Réunion peut-elle prétendre à un statut autre que celui d’opus incertum ?
Ce terme, « ouvrage irrégulier » emprunté au domaine de l’architecture, évoque les difficultés de construction de ces terres non aimées, non reconnues, de ces terres bâtardes. Gouni vid i tyin pa dobout (un sac vide ne saurait tenir debout !) !
Faire corps avec une culture, une terre, réelle ou conceptuelle, aimée, respectée dans ce qu’elle a de complexe et de prometteur, tel est l’enjeu formidable de l’opus incertum réunionnais.