Abbass MULLA

Écrivain, conteur, bibliothécaire et formateur

 Site de Kozé Conté
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 abbass.mulla@gmail.com
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Abbass Mulla est bibliothécaire, conteur, écrivain et également formateur. Il grandit dans une famille où les contes et légendes sont transmis comme le précieux héritage de ses ancêtres : contes créoles mais aussi indiens et arabes. Ces histoires sont narrées en créole réunionnais, panachés de mots mauriciens, arabes, ourdous et gujaratis. Quant aux contes français, il les découve lors de ses lectures à la bibliothèque du centre-ville de Saint-Denis.
Avec sa grand-mère maternelle Adiman, conteuse exceptionnelle, femme lettrée, amateure de poésie, il voyage dans le temps et dans l’espace. Pour « le changement d’air », donc pendant les grandes vacances de janvier-février, après le diner, Adiman réunit ses enfants et petits-enfants dans le salon de Villa La Frida, leur maison de vacances à Cilaos. Elle les fait remonter aux origines du monde pour comprendre les causes de nos heurs et malheurs en ce bas monde. Avec le talent inné des conteuses-nées, les légendes de Adiman les font s’évader de la « kaz » créole, au parquet en bois ciré à l’encaustique rouge, pour voyager dans les temps immémoriaux, à la quête de la source de « abé-hayaat », ce breuvage plus blanc que le lait, plus sucré que le miel, et plus froid que la glace. Oui, oui ! C’est cette boisson miraculeuse qui donne le don de l’immortalité à Khizr, le sage qui règne désormais sur les mers. Ils découvrent aussi le merveilleux monde sous-marin du roi des « Dev », qui par jalousie, avait enlevé la belle « Pari » le jour de son mariage avec un prince indien. Et que dire de sa description fascinante de la Genèse, lorsque Dieu crée Adam et demande aux anges de se prosterner devant cette poupée de terre encore inanimée ?
De son père, il retient les terrifiantes histoires de Djinns qui se métamorphosent pour agresser les humains « naapaks » (impurs, malpropres), les « diné kamzool » (ceux qui ont une foi faible) ou encore ces Djinns qui possèdent les hommes et femmes qui les séduisent bien malgré eux.
De ses tantes, il garde des bribes de contes créoles apprises avec leur « nénène » : les histoires de « grand-mère Kal » bien sûr, mais aussi les inepties de Zokriss l’imbécile, l’histoire de « tifi noir et tifi blan » ou encore la cruauté sans limite de Mme Desbassyns avec ses esclaves.
Pour calmer le petit garçon turbulant qu’il est, ses grandes sœurs l’emmenent à la bibliothèque départementale. Il y découvre notamment les contes français de la collection « Contes et légendes » de chez Fernand Nathan, puis se passionne pour les romans de science-fiction et fantastiques jusqu’à l’âge adulte.
Désireux de partager son émerveillement pour ses lectures, devenu jeune homme, il prépare son diplôme de bibliothécaire à Grenoble et est embauché aussitôt son retour dans sa ville natale, pour créer la section jeunesse de la future médiathèque François Mitterrand.
Au fil de son parcours professionnel, il participe à plusieurs formations pour maitriser l’art de conter et adhéré aux deux principales associations de conteurs de l’île, Union pour la défense de l’identité réunionnaise (Udir) et Kozé-Conté. Son large répertoire de contes, en français et en créole, va du très jeune public aux adultes, en passant par l’auditoire adolescent, réputé difficile.
Abbass Mulla publie trois contes : Margoze et Cardinal (Orphie) en 2010, Le rêve de Babujee (Éditions Surya) en 2011, La Fontaine d’Or de Grand-Mère Kalen 2023 et Bois de couleur en 2024 (Orphie).
Le rêve de Babujee, hommage à ses ancêtres indiens et à la fraternité réunionnaise, donne lieu à deux spectacles de fin d’année scolaire à l’école de Champ-Fleuri et à la Medersa de Saint-Denis.
Il intervient régulièrement en tant que conteur dans les écoles et collèges. Il participe aux événements littéraires pour la jeunesse : organisation du concours de lecture Livres à la loupe en 2003, 2004 et 2005, membre du jury du Prix Vanille 2012.

Bois de couleur (4e de couverture du dernier ouvrage)
Bois de couleur est un petit village de l’île de La Réunion, entouré d’une magnifique forêt de bois de couleur, au coeur du cirque de Mafate. Ses habitants vivaient en autosuffisance et en harmonie. Parmi eux, Marguerite et Charles exploraient cet écrin de nature avec passion. Jusqu’au jour où des étrangers avides proposèrent aux villageois une offre alléchante…

Manifestations
2025 Athéna – Salon du livre de Saint-Pierre (La Réunion)
2025 Enn Zour dann enn péi – Festival du conte (Port-Louis – Maurice)
2025 Festival de conte Ti Kour Gran Kour (Saint-Benoît – La Réunion)
2025 Salon du livre péi (Saint-Paul – La Réunion)
2024 Salon du livre de jeunesse de l’océan Indien (Saint-Denis de La Réunion)
2024 Salon du livre péi (Saint-Paul – La Réunion)
2023 Salon du livre Athéna de Saint-Pierre (La Réunion)
2022 Festival Ti Kour Gran Kour (Saint-André – La Réunion)
2022 Salon du livre Athéna de Saint-Pierre (La Réunion)
2020 Zistoir Souk et Misouk (Saint-André – La Réunion)
2018 Paroles du Sud (Saint-Joseph – La Réunion)
2018 Marmit Zistoir (Saint-Denis de La Réunion)
2017 Marmit Zistoir (Saint-Denis de La Réunion)
2016 Marmit Zistoir (Saint-Denis de La Réunion)
2015 Salon du livre Athéna de Saint-Pierre (La Réunion)
2015 Marmit Zistoir (Saint-Denis de La Réunion)
2014 Marmit Zistoir (Saint-Denis de La Réunion)
2013 Marmit Zistoir (Saint-Denis de La Réunion)
2012 Salon du livre de jeunesse de l’océan Indien (Le Port – La Réunion)
2012 Marmit Zistoir (Saint-Denis de La Réunion)
2011 Marmit Zistoir (Saint-Denis de La Réunion)
2010 Marmit Zistoir (Saint-Denis de La Réunion)
2010 Paroles urbaines (Colombes – Hauts-de-Seine)
2010 Salon du livre de jeunesse de l’océan Indien (Le Port – La Réunion)
2009 Festival du conte et de la parole (Saint-Denis de La Réunion)

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02/09/2021

Anne NABAHA

Auteure

 nabaha.anne@gmail.com
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Issue d’une famille réunionnaise où l’instruction a été de tous temps absente, les grandes portes du savoir sont restées hermétiquement closes sur le passage de l’auteur. Comme option, Anne Nabaha décortique l’être humain. Elle étudie cette créature, en profondeur. La face cachée d’une personnalité se dévoile. La psychologie l’aide à voir au-delà de la réalité. Cela l’aide à cerner les personnages de ses romans. Elle l’exprime à travers des mots simples, des mots crus, des mots pour des maux. Elle a déjà deux romans à son actif. Le premier, « La Mata-Hari des îles » est publié en 2019. Il est en partie autobiographique. En 2021, l’auteur fait paraître son second roman L’ombre de la liberté. Il est écrit à partir des confidences qu’elle a recueilli.

L’ombre de la liberté (4e de couverture du dernier ouvrage)
Une fille se fait violer dès ses quatorze ans par son père dans la maison familiale, presque sous le nez de la mère. Le cauchemar n’en finit pas. Le père pourrait s’attaquer à sa jeune soeur. Chantage. Elle pense protéger sa famille. La mort du père est vécue comme une libération. Un nouvel espoir. La vie reprend son cours. La fille est maintenant jeune femme. Elle fait de grandes études, s’épanouit dans son métier, noue une relation avec un homme. Elle accepte à contre-coeur le mariage. Quelques années de vie commune suffisent pour que son homme se transforme. Le mari remplace le père. De nouveau, elle se fait violer. Elle est battue. Personne ne le sait. Elle protège l’image du parfait mari, un bel homme bien sous tous rapports. Elle finit séquestrée, bientôt assassinée. Elle arrive à s’enfuir. Elle doit subir le regard des autres, jusqu’au procès. Ayant perdu le goût de vivre, elle vit en recluse dans son petit appartement, son sanctuaire. Elle soigne ses traumatismes à l’abri des regards. Elle accepte enfin d’avoir des amants. Elle refuse d’entendre parler d’amour. Elle règle ses comptes avec les hommes, le père, le mari, l’amant.

Manifestations

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31/12/2021

Yssouf NAIFFOUDDINE

Auteur

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Né en 1985 à Ongojou (Les Comores), Yssouf Naiffouddine grandit au cœur de son village, dans l’ombre d’un père qui veillait sur lui comme on veille sur une flamme fragile, redoutant qu’elle ne vacille sous les vents mauvais. À Liwara, dans la grande région du sud d’Anjouan (Comores), il fait ses premières armes au collège, avant de rejoindre l’école privée Intelligentsia, à Mutsamudu. Là, il découvre, au détour des cours et des rues, la gangrène silencieuse de la haine, ce poison lent qui ronge les îles de l’intérieur.
C’est alors que la lecture devient pour lui une urgence vitale. Il préfère sauter des repas plutôt que de renoncer à un livre. Dans les pages noircies, il rencontre les géants de la littérature africaine, s’initie à la philosophie, et commence à bâtir son propre chemin, loin des sentiers battus.
Son baccalauréat en poche, il poursuit des études universitaires aux Comores puis à Madagascar. Ses lectures changent : elles s’alignent désormais sur ses questions intimes, celles qui tournent en boucle – qui suis-je, d’où viens-je, où vais-je ? De retour aux Comores, le réveil est brutal : les illusions tombent. Il se bat pied à pied pour décrocher une bourse de l’ Agence universitaire de la Francophonie (AUF), et s’envole enfin pour l’université de La Réunion, où il entame une thèse. Mais le destin, cabossé et têtu, lui impose une bifurcation : obligé d’interrompre ses études, il traverse l’océan pour la France.
À Belfort, il décroche un premier poste dans un collège, avant de poser ses valises dans l’Ain, enseignant ici et là, de ville en ville, d’élève en élève. Aujourd’hui, son cœur navigue entre Mayotte depuis 2023 et La Réunion, cette île qu’il porte en lui comme un morceau d’azur.
Très jeune, Yssouf Naiffouddine se frotte à l’écriture. Au lycée, il aligne ses premiers poèmes, les cisèle avec le temps, jusqu’à publier le recueil Il n’y a de sultan que Satan. Il est aussi l’auteur d’ ????, un roman policier haletant, d’un roman coup-de-poing sur le multiculturalisme réunionnais et de nouvelles Les contes de la Lune (KomEdit), une quête d’écriture où se mêlent errance et révolte.
Au nom de Langue Cassée, et d’un texte né pendant la pandémie, qu’il s’apprête à offrir au monde sous le titre Ocytocine.
À travers ses œuvres, il ne cesse de sonder l’identité, la mémoire, les croyances importées qui ont fait plier les traditions ancestrales, et les blessures politiques de ses deux patries : les Comores, où il est né, et la France, où il s’est réinventé.

Les chants de la Lune (4e de couverture du dernier ouvrage)
Traqué par les siens, chassé par la Lune, le narrateur échappe de justesse au lynchage avant de s’exiler dans l’étreinte vorace du désert. Mais ici, l’oubli rôde, affamé. Chaque pas l’efface un peu plus, chaque rafale l’amenuise. Il vacille entre errance et révolte, hanté par le spectre d’un mirage insaisissable.
Face à l’astre implacable, il se dresse. Il maudit la Lune, l’accuse, lui livre un combat perdu d’avance.
Car elle règne en tyran, broyant les âmes sous son éclat funeste, imposant son emprise aussi bien sur l’archipel qui porte son nom (les Comores) que sur l’infini désertique
Mais une voix s’élève, dernière lueur dans la nuit.
Un chant fragile et indomptable, un cri d’exilé défiant la « poésie de la Lune ».

Manifestations

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25/04/2025