Archives de catégorie : La Réunion (France)

Yazoo AHAMAD

Auteure, éditrice et raconteuse

 Facebook de Yazoo Ahamad - Isabelle Le Guénan
 Facebook de Coccinelle édition
 Site de Coccinelle édition
 Site de La P'tite Scène qui Bouge
 laptitescene@gmail.com (Spectacles)
 laptitescene@gmail.com (Édition) 
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Née en 1967, d’une famille très modeste, Yazoo Ahamad – Isabelle Le Guénan – grandit en pleine montagne. Entre culture bretonne et savoyarde, elle se sent métissée. Elle est renfermée, maussade, en surpoids et mal dans sa peau. Elle s’amuse à faire la speakerine et elle aime ça ! Elle est attirée par les arts. Mais bien loin des pôles culturels, ses parents et l’école lui indiquent un tout autre chemin que celui des artistes. Alors, elle fait comme on lui dit de faire. Mais entre temps, elle cherche, car elle ne se sent pas à sa place.
Elle part à Lyon faire des études supérieures : BTS commercial, architecture…  Puis elle rencontre une troupe de théâtre et elle trouve enfin son véritable chemin de vie, elle est faite pour ça ! Elle part à Paris et elle est choisie pour participer à Théâtre en Act’. Elle y travaille avec les plus grands metteurs en scène de l’époque. Puis elle s’envole pour 2 grands périples : Montréal et l’océan Indien (La Réunion, Maurice, Madagascar et Les Comores). Elle s’arrête à Mayotte, une île remplie d’enfants qui lui renvoient leurs besoins de connaître, leurs besoins de savoir.
Elle fonde une famille métisse et ouvre les ateliers de La p’tite scène qui bouge en 1998. Un petit théâtre de poche : ateliers enfants, ateliers adultes, spectacles jeunesse… La petite coccinelle rouge, emblème de l’association, ne passe pas inaperçue. C’est la petite bête qui sauve les jardins, qui vient nourrir les quartiers défavorisés de lumière et de culture.
Elle leur donne tout ce qu’elle n’a pas eu… car elle sait que « la connaissance » sauve du naufrage et des difficultés de la vie.
Avec une commande du vice rectorat de Mayotte, elle fait le tour des écoles avec N’gaya, petite fille à Mayotte. Le spectacle est un succès, elle travaille alors sur le conte musical. Et c’est le départ de la petite coccinelle blanche : Coccinelle édition.
Isabelle Le Guénan est l’éditrice tandis que Yazoo Ahamad est son nom d’auteur.
Une référence à sa terre d’adoption, Mayotte et au papa de ses enfants…
Elle arrive à La Réunion et travaille sur des livres réunionnais jeunesse. Son objectif : travailler sur des livres régionaux, de l’océan Indien, faire des histoires qui parlent de l’endroit où l’on vit… « Éditer métisse, écrire métisse ».
Elle ne se sent pas « auteur », elle est un « artisan » du livre et du spectacle. Elle est simplement au service des enfants.
Aujourd’hui, elle met toute son énergie sur le projet d’un camion itinérant de lectures animées (livre en scène) et de librairie ambulante pour donner l’accès à la lecture et aux livres aux plus éloignés, aux plus défavorisés… un lien fort entre spectacles et livres.

Moi, Kala – Journal intime de Grand Mère Kal (4ème de couverture du dernier ouvrage)
Moi Kala est le journal Intime de Grand mère Kal, est un travail d’écriture et d’illustration par des très jeunes auteurs. Réalisé dans la classe de CM1 de M Yaël Barbieri, de L’école Jean Paul Sartre à la Ravine des Cabris (Saint-Pierre) avec 24 élèves.
Ce projet a été financé par la Dac.
Jean-Claude Arnasallom dit “Ti Chapo” est intervenu pour parler de la légende de Grand Mère Kal, parler des histoires autour d’elle et leur conter l’histoire qui lui a été transmise depuis des générations dans sa famille.
Les enfants se sont imprégnés de cette histoire, ils ont ensuite travaillé en ateliers avec Ophélie Courbis Dite Ophélie Belly pour la mise en place du scénario.
Hippolyte, a travaillé avec les enfants, la technique de la carte à gratter et les enfants ont réalisé les illustrations.
Isabelle Le Guénan quant à elle a proposé des ateliers autour de l’édition : métier d’éditeur, de toutes les étapes de la fabrication d’un livre et s’est occupée de l’édition.
Deux élèves du Lycée François de Mahy (Saint-Pierre) ont participé au pré-montage, dérushage et à l’élaboration de la maquette.

Prix et distinctions
2018 Sélection du Prix du Paille-en-Queue – Très petite section / Petite section pour Ti Baba et le repas gourmand

Manifestation
2022 Salon du livre Athéna de Saint-Pierre (La Réunion)
2021 Salon des auteurs et éditeurs péi (Saint-Paul – La Réunion)
2019 Salon du livre Athéna de Saint-Pierre (La Réunion)
2018 Salon du livre de jeunesse de l’océan Indien (Saint-Leu – La Réunion)
2017 Salon du livre Athéna de Saint-Pierre (La Réunion)

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10/10/2018

Jean-Laurent ALLAGUY-LAGRANDCOURT

Auteur

 Facebook de Jean-Laurent Allaguy-Lagrandcourt
 jlcolibrize@hotmail.com
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D’origine martiniquaise, Jean-Laurent Allaguy-Lagrandcourt voit le jour à Strasbourg en1970 où il passe une partie de mon enfance jusqu’à ses 8 ans.
Ses parents, agents des douanes, sont mutés à l’île de La Réunion où il continue à grandir. Il n’est pas foncièrement intéressé par les études mais il pense, aujourd’hui, avec du recul, que il aurait pu aller bien plus loin, il le ressentait au fond de lui. C’est aussi pour cette raison qu’il garde de bonnes bases. C’est grâce à une éducation stricte et au sport à haut niveau, qu’il peut s’affirmer. Par ses capacités physiques, il accède au premier rang des championnats de La Réunion où il est sacré plusieurs fois.
À 22 ans il prend l’initiative de repartir en Martinique pour y travailler avec son beau père dans le domaine du BTP en dessinant des plans techniques dans le domaine de la plomberie.
Très vite, il décide, pour éviter toute sédentarité, de passer le concours de surveillant pénitentiaire.
C’est ainsi, qu’à l’âge de 23 ans, il est reçu et prend ses fonctions au sein de la prison de Fresnes où il exerce durant 15 années.
Sur ses dernières années à Fresnes, il se voit confier la bibliothèque en tant que responsable. C’est un déclic pour lui et il commence à rédiger des essais.
Après sa mutation à La Réunion en 2008, il continue à écrire jusqu’à la parution en mars 2019 de son premier roman, Le sérum, thriller fantastique.

Manifestations
2019 Salon du livre Athéna de Saint-Pierre (La Réunion)

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01/11/2019

Sully ANDOCHE

Conteur et auteur

 pikabary@gmail.com
 tabwet@yahoo.fr
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C’est dans le quartier de Saint Jacques à Saint Denis de La Réunion que Sully Andoche a koupé son zonbri1 et passe toute son enfance.
Nous sommes dans les années soixante. La modernité est encore timide et la rue appartient aux enfants. Dans une ambiance bruyante, grouillante même, les cris, les jeux, les disputes sur fond de moukataz1, font partie du quotidien.
Le soir venu, sous le lampadaire de la rue Sainte Marie, on se raconte des histoires. Celles qui font peur sont les préférées. Afin de convaincre son auditoire d’un soir, on rajoute un détail fantastique à l’histoire de la veille qui avait connu un succès pour le moins mitigé. Raconter devient un défi, improviser en racontant, une nécessité quasi vitale si le rakontèr ne veut pas mourir aux yeux des autres.
Il n’a pas connu de conteurs patentés, plutôt présents dans les veillées mortuaires (interdites aux faibles tempéraments d’enfants). Juste le souvenir d’un Grandyab la fès an or raconté en boucle par Pépé Apollon son grand père.
Mais Sully dévore surtout des oreilles et des yeux les zistwar fé pèr de cimetières et d’invisibles. De dévinèr3 aussi ; ceux qui transforment à l’envi les feuilles d’arbre (celui du jacquier donne les meilleurs résultats) en billets craquants de 1000 francs CFA. Je le jure devant la lumière qui m’éclaire et que Dieu m’écrase en poussière si ma langue ramasse des mensonges et comment peux-tu contester une parole de granmoun4 ?
Toute histoire est parole et toute parole est vraie puisque c’est la bouche que Dieu a donnée qui l’a prononcée. Vraie comme l’histoire de cette nuit là où mémé Frédéa a vu son voisin, (homme de loi s’il vous plait !) se transformer en chat pour s’introduire dans la maison de l’autre voisin pour faire des choses que diable seul sait. Comment est-il entré ? Mais par la serrure voyons !
Dans les années 80, Sully donne de la voix avec ses dalon5 du groupe Ziskakan pour que la culture et la langue créoles soient reconnues. Les coupures de courant sont nombreuses et le matériel usagé n’en est pas vraiment la cause. Les censeurs du pas culturellement correct débranchent tout ce qui dépasse. Dans la pénombre, on envoie Sully au devant de la scène pour faire patienter. Tant qu’à faire, il raconte. Plus tard il contera, même quand le courant politique aura changé. Il contera dans les écoles, les kermesses, les kabar6… partout où la parole aura une oreille pour miroir.
Urgence de dire, urgence de rapporter, urgence de transmettre. Le conte, au même titre que le maloya il y a quelques années, mérite qu’on lui restitue la place qui est la sienne dans la culture réunionnaise. En passionné qu’il est, Sully, comme d’autres conteurs, s’y emploie tout modestement.
A moins de se retrouver dans un espace non créolophone, Sully raconte dans sa langue.
S’il se régale à mettre en bouche les contes traditionnels de La Réunion, de l’océan Indien et quelquefois d’ailleurs, il préfère s’amuser à imaginer des histoires, à inventer des légendes toutes aussi vraies les unes que les autres… puisque c’est son imagination qui les a fabriquées.
L’improvisation détient la part majoritaire dans son capital. L’humour en est un actionnaire non négligeable.
Pour lui, il n’y a pas (ou si peu) de contes pour adultes et de contes pour enfants. Il y a des contes que l’on raconte à des adultes et à des enfants. Aussi les thèmes variés de son répertoire se moquent des générations.
Les contes animaliers ont la part belle et parmi eux, les contes d’origine : Comment le crapaud est devenu crapaud ? Pourquoi le cochon est cochon ? …
Ses kriké-kraké accompagnés de jeux de mots et autres digressions, sont des portes par lesquelles le public est invité à entrer pour s’approprier une part de conte.
Depuis 2005, et à l’initiative de Daniel Honoré, il assure avec Anny Grondin, une formation d’initiation à l’art du conte.
Essentiellement en langue créole, il écrit avec Luc Rosello, une dizaine de pièces de théâtre pour Cyclones Production. Victoire Magloire dit Waro et Maskarad, deux pièces co-écrites avec Barbara Robert pour la Konpani Ibao, sont actuellement en programmation.

(1. est né – 2. moqueries – 3. sorcier, devin – 4 : adulte – 5. camarades – 6. concerts)

Sak gramoun té pokor di – Tousa pou di aou : Ala détrwa provèrb èk sirandane kréol (4ème de couverture du dernier ouvrage)
Le dispositif de Sak Gramoun té pokor di a été élaboré, à l’initiative de son auteur, sur le modèle des « cafés suspendus » : un livre acheté = un livre offert (à offrir à son tour !). Et si l’on a bien affaire à un ouvrage de traditions littéraire et culturel, les nouvelles technologies y ont aussi leur place : un QR Code a été inséré dans chaque ouvrage, et renvoie le lecteur à un site Internet où ils auront accès à la version audio des proverbes mis en voix par l’auteur et ses dalons.
Livre à lire, livre à écouter : Sak Gramoun té pokor di est assurément un ouvrage qui saura captiver un large public tant la verve et la gouaille de Sully Andoche gagnent le cœur et l’esprit.

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27/05/2019

ANJALE

Illustratrice et dessinatrice de BD

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 Facebook d'Anjale
 anjale@live.fr
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Née à La Réunion en 1991, Gael Thirapathi alias Anjale, s’envole en 2009 pour affronter le péï la frai et étudier à Lyon à l’école de dessin Emile Cohl. En 2012, elle rejoint l’équipe du Cri du Margouillat pour un stage BD et y apprend à faire du café.
Diplômée l’année suivante, elle navigue depuis entre l’illustration et la BD, anime des ateliers de dessin et fait partie de l’association d’auteurs de BD lyonnais L’épicerie Séquentielle qui publie la revue Les Rues de Lyon.
Après deux publications aux éditions Jarjille, elle sort en 2021 Dan Péï la Frai (Centre du Monde), une BD dans laquelle elle raconte les aventures d’une jeune créole en métropole.

Dan Péï la Frai (4ème de couverture du dernier ouvrage)
De quoi est fait le quotidien d’une jeune Réunionnaise partie étudier en métropole ?
Dan Péï la Frai nous plonge, avec humour et douceur, dans la vie d’une étudiante créole exilée à 10 000 km de son île.
L’éloignement, le climat hivernal, les différences culinaires et culturelles…
C’est une aventure pleine de découvertes et de surprises qui l’attend.

Manifestations
2021 Bd’art – Festival de bande dessinée de Rive-de-Gier (Loire)
2021 Salon BD de Chalon-sur-Saöne (Saône et Loire)
2021 Fête du Livre de Saint-Etienne (Loire)
2021 Bulles en Bresse – Festival BD (Viriat – Ain)
2021 Festival BD de Ternay (Rhône)
2021 Salon des auteurs et éditeurs péi (Saint-Paul – La Réunion)

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21/05/2021