Luçay Soubaya PERMALNAÏCK

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Luçay Soubaya Permalnaïck voit le jour en 1952, à Piton Saint-Leu de La Réunion, au lieu-dit Village du Portail. Benjamin d’une fratrie de seize éléments, il est inscrit dans la période du « baby-boom », réunionnais, encore plus caractérisé et prolifique que celui de bien d’autres territoires. Cette situation n’est en tout cas pas une exception dans son village natal.
L’enfance se joue au milieu de cette pré-période « Années soixante », avec les nombreux enfants d’agriculteurs post-départementalisation marquée par l’indigence conjuguée au désir de réussir l’intégration sociale.
Une scolarisation, exceptionnelle mais très bénéfique , à l’école maternelle fournit des outils essentiels de l’attachement durable à l’acte d’éducation. Toujours à Piton Saint-Leu, l’inscription à l’école de garçons se solde par une fréquentation sérieuse, rigoureuse, souvent héroïque pour l’époque, et bénéficie du soutien indéfectible des parents et des autres membres de la fratrie. Ainsi, les travaux des champs et la plupart des corvées domestiques lui sont épargnés, au profit des apprentissages scolaires. Les résultats globalement très honorables entraînent un séjour, au collège, d’un jeune adolescent travailleur, les yeux déjà ouverts sur le milieu environnement social plutôt inégalitaire. Malgré les nombreux écueils et réelles insuffisances budgétaires de la famille, il « monte » au lycée du Tampon, dépourvu, en 1967, d’internat. Les pensions de famille sont « sympathiques » mais loin d’offrir les conditions optimales d’études. L’ouverture de l’internat du lycée du sud de La Réunion, le lycée Roland Garros, un an plus tard, correspond à la jonction avec des lycéens, déjà nantis de l’esprit étudiant, venus d’autres coins assez déshérités tels, Vincendo, Carros, Jean Petit, Basse Terre, Canot, La Rivière, Tévelave, Stella, Maduran. Un pôle d’étudiants à la fois conscients de la difficulté ambiante et de la nécessité de parvenir à la culture générale se crée pour générer les conditions de l’auto-socio-construction des savoirs. Les plages d’enseignement de savoirs déjà spécialisés, la pratique sportive quotidienne, la vie associative autour de la compétition, le débat d’idées, l’engagement dans les cconseils d’administration, dans un journal (Le Cactus), construisent rapidement une jeunesse pour le moins non insouciante, marqué définitivement de l’avènement soixante-huitard.
Le baccalauréat littéraire, ou philosophie, section A, en poche, en 1971 permet l’inscription à l’université de droit, située alors rue de la Victoire (Saint-Denis de La Réunion). Socialement, rien n’a vraiment changé pour cette jeunesse d’alors. Les déplacements depuis Saint-Leu, en bus pour « prendre des cours », conduisent rapidement au découragement.
Il se trouve que le vice-rectorat était à ce moment accolé à l’université. Une visite sans grande prétention, muni du sésame de l’attestation du Bac, un groupe de cinq de ces « étudiants » se fait recevoir au vice-rectorat. L’employée annonce d’emblée l’information d’un besoin impérieux de cinq instituteurs, avec le grade de remplaçants, pour cause du Bac, et non suppléants, au Collège de Piton Saint-Leu, pour dès la semaine suivante. Elle présente aussi une copie d’une possible fiche de paie future. Le lendemain, la « montée », rue de la Victoire, a pour destination le vice-rectorat et pour objet la remise de pièces justificatives, la signature d’engagement dans le corps des fonctionnaires de l’éducation nationale.
Le jeune Luçay Soubaya Permalnaïck s’implique totalement et avec bonheur dans son premier métier. Il intègre, un an plus tard, l’ école élémentaire dans les hauts de Saint-Leu, puis un retour à l’école de garçons de Piton Saint-Leu, là où il fut scolarisé, devenue plus tard école publique mixte de Piton Saint-Leu, Groupe A. Au sein d’une équipe pédagogique, il conduit à bousculer l’enseignement avec des méthodes de pédagogie active globalement très efficientes, au vue des résultats scolaires finaux. Il est amené à faire fonction de conseiller pédagogique en Lecture globale, dans les hauts de Saint-Leu, jusqu’à Trois-Bassins, avant d’accepter un poste de détachement comme délégué régional de l’Union française des oeuvres laïques d’éducation physique de La Réunion (UFOLEP), avant de devenir secrétaire général de la Ligue de l’enseignement/Fédération des oeuvres laïques de l’Ile.
Il passe avec succès le concours de recrutement interne des professeurs des écoles, en 1999, pour entrer directement dans le corps des cadres A des professeurs des écoles. Il intègre la même année le corps des directeurs d’école de l’école maternelle publique de Piton Saint-Leu, 11 classes, 13 Enseignants, une vingtaine d’employés municipaux d’encadrement et d’entretien.
Cette carrière d’enseignant s’achève à la fin de l’année scolaire 2006/2007 mais l’activité militante éducative se poursuit dans le domaine de la culture, de la vie associative, du périscolaire patrimonial, tourisme par l’animation et l’écriture.
Il est l’auteur de nombreux ouvrages historiques : documentaire, récit et roman…

Autres publications
Les 70 ans de La Ligue de l’enseignement – Fédération des oeuvres laïques de La Réunion. Rédacteur final des textes de 13 panneaux validés par le Conseil fédéral de La Réunion. Juillet/août 2020.
Gran shemin, Ti shemin. Livre-album. Accompagnement, avec les habitants, de l’opération RHI de Bois-de-Nèfles (Piton Saint-Leu) – 2013/2014 – Réf : T13167447. Textes en créole et traduits en français. Association Tré-d’Union.

Ti Louis à la cueillette des goyaviers (4ème de couverture)

Manifestations
2021 Salon des auteurs et éditeurs péi (Saint-Paul – La Réunion)

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28/05/2021

Zarboutan magazine – # numéro 2

Léspri nous péi pou fé viv kiltir réyoné-la. Collectif. Zarboutan magazine. Revue culturelle. 2021. 9782379800023

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Zarboutan magazine
Arnold JACCOUD
Zakaria MALL
Monique MERABET
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Luçay Soubaya PERMALNAÏCK
Monique SÉVERIN

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Karofarfar – Mai 2021 – Sommaire
– Éditorial par Patrice SINGAINY – p. 3
Les enfants de la Creuse – L’immigration subie de mineurs de La réunion en France par Wilfrid BERTILE – p. 6-13
Hommage à Sudel Fuma – Joindre l’utile à l’agréable par Prosper EVE (Illustration de Jean-Philippe ADAM) – p. 14-16
Sudel Fuma – Notre héros créole par Paul CANAGUY – p. 17-18
Jimmy Cambona – Une peinture enracinée par Bernadette PLUIES – p. 19-21
Langpozé langue parlée langpozé langue écrite par LAO VANGLAO – p. 22-25
La langue maternelle – Un véhicule émancipateur par Jacques DUMORA – p. 26-27
Mon lang-kozé, mon lang-ékri – In linj po mon lâm par Dominique Joséphine – p. 28-29
Du créole opprimé au créole libéré, défense de la langue réunionnaise par Jean-Loup GAILLARD – p. 30-31
Pou tout marmay larényon – Pour une école réunionnaise par Giovanni PRIANON – p. 32-33
Le créole à l’école – Le point sur les représentations sociolinguistiques des enseignants par Longambal SOUPRAYEN-CAVERY – p. 34-36
Kan la sans ti pour – La pa la sans ti kanar par Vanessa HERVÉ – p. 37-38
Le mouroum – Une plante aux multiples vertus par Karol SIDIEN – p. 40-41
La fontaine aromatique par Carole LACAILLE (Photos de Carole LACAILLE) – p. 42-47
Les histoires de Manapany-Les-Bains par Véronique PRÉCOURT (Photographies d’Ysabel GOMEZ) – p. 48-51
Mon vi bisik par Valérie PAYET et Julien BONNIER – p. 52-54
Les anciens de Takamaka – Ces héros du quotidien par Éric JEAN-PIERRE (Photographies de Patrice ATCHICANON) – p. 56-60
La calligraphie latine, pour expression personnelle par Nadia AKHOUN – p. 62-65
Kafmaron « Lankraz » par Carole LACAILLE – p. 66-69
Huguette Payet, une douceur de vivre par Georges AH-TIANE (Photographie de J-F EVE) – p. 70-73
– Réunionnisation & réunionnité – Qu’est-ce que la réunionnité ? Qu’est-ce que la réunionnisation ? par Patrick SINGAÏNY, écrivain et essayiste – p. 74-76
Pour décoloniser par (re)construction identitaire de La Réunion par Arnold JACCOUD – p. 77-79)
Le mouvement queer décolonisé par Karol SIDIEN (Illustrations d’Emma DI ORIO) – p. 80-81
Ne vous en faites pas, rien n’est sous contrôle par David LAO – p. 82
Le dernier sultan des Comores Saïd Ali par Fatima MZÉ SAID SAID – p. 84-85
Komansman listwar larkéologi La Rényon par Éric KICHENAPANAIDOU (Photographies de Zakaria MALL) – p. 86-87
In Karé misouké dann simétièr sin-lé par Luçay Soubaya PERMALNAÎCK (Photographies de J-F EVE) – p. 88-90
Nasyon nwarkansyèl par Kristof LANGROMME (Illustrations de Jimmy CAMBONA) – p. 91
Kank Malaya i koz, fonner i may ansan fonnlam – Le Malaya, de l’expression chantée à la chanson poétique par Sandrine DIJOUX (Photographies d’Hugo VALERA) – p. 92-93
Tiloun – Dé modékri si mon lémé par Michoue ITARRE (Illustrations de Jean-Philippe ADAM et Jonathan SÉROC) – p. 94-99
Dann gafourn Firmin Lacpatia par Monique SÉVERIN (Illustrations de Jean-Philippe ADAM) – p. 100-103
Les chemins de la liberté par Jean-Loup GAILLARD – p. 104-105
L’exotisme des coquelicots par Monique MERABET – p. 106-107
La marche sur le feu – Une tradition qui doit se perpétuer par Frédéric MOUNIAMA (Photographies de Patrice ATCHICANON) – p. 108-111
– Labib. Promyé téstaman liv légliz. Karo 3 – La Bible. Ancien Testament. Livre de l’Exode. Troisième chapitre (Tableau de Jimmy CAMBONA) – p. 112-113
– Danièle Moussa – Un zarboutan au regard aiguisé et aimant par Stéphanie VOLSAN (illustrations de Jean-Philippe ADAM) – p. 114-116
L’art de faire la cuisine par Jean-Louis ROBERT – p. 117-118

In fanm kalifié – Femme experte

Luçay Soubaya PERMALNAÏCK. Association Très d’Union. Poésie. 2021. 9782492351006

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Luçay Soubaya PERMALNAÏCK

4ème de couverture
In fanm kalifié
Bouké fonnkèr pou Manman
Femme experte
Un bouquet de poèmes à ma mère
Une a priori frêle petite dame naquît un 28 novembre 1904 à Portail, Piton Saint-Leu, La Réunion, en Océan Indien. Elle a quitté les siens, et cette terre, le 24 avril 2001. À l’inverse des mère et père de son mari, tous deux nés au Tamil Nadu indien, ses propres parents, à elle, ont vu le jour sur la terre réunionnaise, à la fin du XIXème siècle.
Cette dame, c’est Jeanne Pajaniaye, gros tempérament, dès qu’il s’agissait de protéger, venir en aide, nourrir, éduquer, malgré un environnement plus agressif, les 16 enfants qu’elle a mis au monde.
À travers cette vie plongeant constamment dans l’amour des siens, au milieu des habitants du quartier, du village, de l’île bienaimée, elle a pu balayer en profondeur ce vingtième siècle si mouvementé, sur ce petit caillou si éloigné de tout, quelque part, en Indianocéanie : deux guerres mondiales, des épidémies meurtrières, des passages catastrophiques de plus d’une dizaine de cyclones tropicaux, un système colonial jusqu’au 10 mars 1946.
En ce vingtième anniversaire de son grand départ, en cette année 2021, cette Jeanne-là se doit être honorée au plus haut point pour surtout sa grande expertise, reconnue par tous, d’avoir accompagné comme il l’a fallu sa grande maisonnée.
C’est chose faite, à travers cet ouvrage, par la publication de 29 poèmes en langue créole réunionnaise, transcrits en français, dont l’auteur n’est autre que son benjamin de fis, Soubaya Luçay Parmalnaïck.
« Je ne veux ni clôture les quatre côtés de ma maison, ni murer mes fenêtre.
Je tiens à ce que l’esprit de toutes les cultures souffle chez moi aussi librement que possible.
Mais je refuse de me faire souffler mon pion par qui que ce soit. »
Gandhi
Publié ave le soutien de la Région Réunion et l’Association Très d’Union.

Langaman ou L’amour érigé en dogme de vie

Luçay Soubaya PERMALNAÏCK (Traduction). Éditions K’A. Roman historique. 2017. 9791091435475

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4ème de couverture
Comme la tempête soudain au coeur de la nuit.Il s’agit d’écrire contre la disparition de la disparition, de fixer ce moment fugitif où tout vit encore de manquer. De cette façon s’engage le poème dans le chant et la lumière.
Nul mystère ici qu’une neige qui tombe opiniâtre sur la terre, neige vraie tombée comme jamais d’entre les mots, avec le seul chuintement de ce silence.Retour ligne automatique Il s’agit d’écrire au détour de l’oubli. Alors « l’absence a presque un visage / la douceur d’un visage / dont on ne devine pas les traits ».
Le poème est seul à tenir ses promesses.

Le code noir

Luçay Soubaya PERMALNAÏCK (Traduction). Surya éditions. Documentaire historique. 2011. 9782918525646

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4ème de couverture
Ce livre » propose la mouture rédigée, en 1724, à l’usage exclusif des » esclaves nègres des Isles de France et de Bourbon », celle qui nous est destinée directement. Cela ne veut pas dire qu’avant cette date, le code noir n’était pas appliqué sur ces territoires. Tout simplement c’est le texte de 1685 qui servait de « cahier des charges ».
La traduction en créole présente un double intérêt : rendre hommage à ceux qui ont façonné en premier notre langue en mélangeant leur parler à celui des maîtres et s’approprier un écrit qui, quoi qu’on dise, a viscéralement marqué la société réunionnaise jusqu’à nos jours encore ».

Parfums de mémoire

Luçay Soubaya PERMALNAÏCK (Traduction). Surya éditions. Récit. 2009. 9782953198935

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4ème de couverture
Cette plongée dans son être écorche sensiblement les oreilles de son histoire personnelle, trop linéaire. Il laissera ici beaucoup de lui-même et n’en sortira pas indemne. A jamais. Il sait surtout qu’il touche là une sorte de palpitation du réel, frais, sincère, qu’il n’a certainement jamais éprouvée jusqu’à ce jour. Il n’y a rien d’imaginé. Une fois de plus, tout est réel, frais, sincère, vrai. Il ne peut s’empêcher de penser qu’il est entrain d’adorer ce gros rocher ordinaire, à peine plane, posté là, devant lui, et servant de planche à lessiver, cette feuille de bananier sublime que dévore amoureusement la petite chèvre, attachée et isolée, devant un abri sommaire en feuilles de vacoa, ce petit enfant fortement enrhumé, suspendu à un sein de sa vieille maman aux cheveux très blancs, celle-ci les pieds dans une mare de boue asséchée, ces déplacements, en bande, de la vingtaine de personnes ne comprenant pas trop ce qu’il leur arrive. Et ce qu’il lui arrive aussi d’ailleurs, à Soubaya. Il revoit ici en Inde, en terre inconnue, des tranches de son enfance. La théorie de réminiscence se concrétise. Il ne découvre rien. Il ne fait que se souvenir. Il aime et se met à haïr ces béances creusées dans sa personne par la modernité, par la civilisation, par les nécessaires mutations. Tout simplement de l’obsolescence provoquée, révoltante. C’est douloureux, mais ça lui convient tellement. Ça le soulage. L’Inde le replonge, pour un moment du moins, dans les sous-bois insouciants de son enfance. Il y retrouve les composants qui l’on fui au fil du temps. Ces gens-là n’appellent aucune pitié car ils sont beaux et travailleurs. Les filles et les femmes d’ici justifient sa perception sans faille de la beauté reconnue du feue sa propre maman. Ils ressemblent étrangement tous à son papa et à sa maman. Chez lui, le cœur de voyageur n’est nullement vide.