Kanyar – Numéro 8

Joëlle BRETHES – Estelle COPPOLANI – Emmanuel GÉDOUIN – Emmanuel GENVRIN – Nathalie HERMINE – Jocelyne LE BLEIS – Julie LEGRAND – Xavier MAROTTE – Isabelle MARTINEZ – Marie MARTINEZ – Johary RAVALOSON – Ophélie SAUTRON – Gauthier STEYER – Nathalie VALENTINE LEGROS. Kanyar. Nouvelles. 2021. 9782956319344

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Kanyar
Joëlle BRETHES
Emmanuel GENVRIN
Nathalie HERMINE
Jocelyne LE BLEIS
Julie LEGRAND
Isabelle MARTINEZ
Johary RAVALOSON
Ophélie SAUTRON

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Présentation de l’éditeur
Le numéro 8 de Kanyar est paru en avril 2021.
Sous une couverture signée Maca Rosée, retrouvez ses fidèles auteurs et autrices : Estelle Coppolani, Emmanuel Gédouin, Emmanuel Genvrin, Nathalie Hermine, Julie Legrand, Jocelyne Le Bleis, Nathalie Valentine Legros, Xavier Marotte et Marie Martinez. Et pour la première fois : Isabelle Martinez, Johary Ravaloson, Gauthier Steyer, Joëlle Brethes et Ophélie Sautron.
Dans ce numéro 8 de Kanyar, on vous raconte des histoires d’arbres qui dansent, de végétation oppressante ou providentielle, de sangliers en furie, de poissons multicolores, d’objets qui ont une autre vie… On y côtoie des Gilets jaunes, une factrice déchaînée, des ouvriers en usine, une mère en fuite, des guetteurs d’Ovnis, une nageuse en thérapie, des individus maléfiques, un plongeur émerveillé, des kanyars qui traficotent, un enfant qui apprend à lire, une romancière fantasque, un chœur en marche, un chanteur qui casse un peu les oreilles et l’été indien qui promet éternellement d’aller où on voudra quand on voudra.
Illustration de couverture : Maca Rosée

Nouvelles
Joëlle BRETHES avec Le sac de Maryline
Estelle COPPOLANI avec La translation divine
Emmanuel GÉDOUIN avec Nettoyer les sous-bois
Emmanuel GENVRIN avec Nibiru
Nathalie HERMINE avec Coquecigrue
Jocelyne LE BLEIS avec Le bal du gouverneur
Julie LEGRAND avec L’offrande
Xavier MAROTTE avec Soraora
Isabelle MARTINEZ avec Petits battements
Marie MARTINEZ avec Dans la vraie vie
Johary RAVALOSON avec Court circuit
Ophélie SAUTRON avec Cinq minutes avant son réveil
Gauthier STEYER avec La mer
Nathalie VALENTINE LEGROS Quelque chose d’un ange

Kanyar – Numéro 7

Estelle COPPOLANI – Emmanuel GÉDOUIN – Emmanuel GENVRIN – Nathalie HERMINE – Jocelyne LE BLEIS – Julie LEGRAND – Xavier MAROTTE – Marie MARTINEZ – Monique MERABET – Sergueï NOSSOV – Stéphanie RIVIÈRE – Edward ROUX – Nathalie VALENTINE LEGROS (Texte) – Natacha ELOY (Couverture). Kanyar. Nouvelles. 2020. 9782956319337

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Kanyar
Natacha ELOY
Emmanuel GENVRIN
Nathalie HERMINE
Jocelyne LE BLEIS
Julie LEGRAND
Monique MERABET

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Présentation de l’éditeur
Le numéro 7 de Kanyar, la revue de nouvelles, est sortie de l’imprimerie mais reste pour l’instant confinée.
En attendant, voici quelques informations.
Sous une couverture haute en couleurs signée Natacha Eloy, retrouvez ses fidèles auteurs : Emmanuel Gédouin, Emmanuel Genvrin, Julie Legrand, Nathalie Valentine Legros, Xavier Marotte, Edward Roux (et moi-même).
Découvrez aussi de toutes nouvelles autrices natives ou installées à La Réunion : Estelle Coppolani, Stéphanie Rivière, Nathalie Hermine, Jocelyne Le Bleis, Monique Mérabet…
Donc un numéro largement féminin.
Enfin, la belle surprise du numéro est une nouvelle russe de Sergeï Nossov, traduite par Polina Petrouchina, où l’on se rend compte que les écrivains russes ont droit aux mêmes questions improbables de journalistes et de lecteurs.
Dans Kanyar, on vous raconte des histoires, d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs, de La Réunion et du monde entier qui l’entoure, avec ce voyage en Russie mais aussi à Marseille, Lyon, sur le mont Ventoux, et dans des pays totalement imaginaires.
Marie Martinez.
Illustration de couverture : Natacha Eloy.

Nouvelles
Estelle COPPOLANI avec La table aux anthuriums
Emmanuel GÉDOUIN avec Nuit noire
Emmanuel GENVRIN avec La sirène de Saint-Gilles
Nathalie HERMINE avec Aziz
Jocelyne LE BLEIS avec Courses à la Redoute
Julie LEGRAND avec Allées des songes, orages d’été
Xavier MAROTTE avec Le manège d’Orèbe
Marie MARTINEZ avec Orage
Monique MERABET avec La Chapelle Saint-Thomas
Sergueï NOSSOV avec Полтора Кролика / Un lapin et demi
Stéphanie RIVIÈRE avec Destins croisés
Edward ROUX avec Le rien et plus
Nathalie VALENTINE LEGROS avec Pour tous les Mozambo de la Terre

Jocelyne LE BLEIS

Auteure
 Facebook Des fenêtres sur l'océan
 jolebleis@orange.fr
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Jocelyne Le Bleis est née en Vendée en 1948, mère de 3 enfants et grand-mère de 3 petits enfants. Elle arrive à La Réunion en 1983 où elle enseigne au lycée professionnel Léon de Lépervanche (Le Port). C’est lors d’un atelier d’écriture de contes organisé par l’association Lire et faire lire que son robinet à mots s’est ouvert et une quinzaine de contes en ont coulé. Un robinet qui ne s’est plus refermé. Elle participe de 2013 à 2018 à l’atelier d’écriture sur le patrimoine de Saint-Denis. Très attirée par l’Italie qu’elle découvre à la retraite, elle apprend l’italien et fait partie du bureau de Ciao Réunion, association qui œuvre pour la diffusion de la culture et de la langue italienne à La Réunion et participe à l’organisation du Festival du film italien à Saint-Denis. En 2019, elle publie son 1er roman Des fenêtres sur l’océan chez Orphie.

Des fenêtres sur l’océan (4ème de couverture du dernier ouvrage)
La coque noire et effilée du Djemnah, armé pour la ligne Singapour-Japon, brillait sous le soleil blafard de février. Ils étaient là, sur le quai, adossés au mur du hangar. Le froid leur mangeait le nez et les joues. Les mains rugueuses dans les poches, la langue figée, ils piétinaient le sol gelé. Ils étaient une trentaine, agglutinés autour de leur balluchon comme des corneilles sur un arbre dénudé, le visage fermé par la gravité d’un moment décisif. Ils avaient perdu le flegme des années insouciantes et dans leur regard mobile, perçait plus d’anxiété que de vigilance et de curiosité. Ils attendaient…
Antonio s’était éloigné de ses compagnons. Il avait serré le col de son veston, posé son barda au pied d’un mât et grimpé dans les cordages. Il n’avait plus de mots mais une boule dans la gorge qui gonflait et l’étouffait. Son amour blessé. Le Djemnah avançait et s’arrachaient de lui, le Piémont, son village, sa famille, ses amis et… Marta. Marta qui ne l’aimait plus, partie avec l’autre cazzo Où était-elle ? Que faisait-elle, la puttana. Le continent reculait et derrière lui, à des milliers de kilomètres, au bout de l’immensité, se trouvait une île, française et sauvage. Une île dont il ne connaissait rien : La Réunion ; un nom sur un papier où il avait apposé sa signature…
Lorsqu’Angelo, jeune Réunionnais du bas de la rivière Saint-Denis, fait la connaissance d’Antonio, un Piémontais, il n’imagine pas à quel point cette rencontre va peser sur le cours de sa vie. Dans la société coloniale des dernières années du XIXe siècle où la construction du chemin de fer fait désormais partie de la vie des Réunionnais, nous plongeons dans le quotidien d’un adolescent, de sa famille, de son quartier. Avec en filigrane, l’histoire des Italiens venus percer les tunnels.

Prix et distinctions
2019 Finaliste Prix du Roman Métis des Lecteurs pour Des fenêtres sur l’océan

Manifestations
2019 Salon du livre réyoné (Saint-Leu – La Réunion)

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Des fenêtres sur l’océan

Jocelyne LE BLEIS. Éditions Orphie. Roman. 2019. 9791029803031. Finaliste du Prix du Roman Métis des Lecteurs 2019

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Éditions Orphie
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4ème de couverture
La coque noire et effilée du Djemnah, armé pour la ligne Singapour-Japon, brillait sous le soleil blafard de février. Ils étaient là, sur le quai, adossés au mur du hangar. Le froid leur mangeait le nez et les joues. Les mains rugueuses dans les poches, la langue figée, ils piétinaient le sol gelé. Ils étaient une trentaine, agglutinés autour de leur balluchon comme des corneilles sur un arbre dénudé, le visage fermé par la gravité d’un moment décisif. Ils avaient perdu le flegme des années insouciantes et dans leur regard mobile, perçait plus d’anxiété que de vigilance et de curiosité. Ils attendaient…
Antonio s’était éloigné de ses compagnons. Il avait serré le col de son veston, posé son barda au pied d’un mât et grimpé dans les cordages. Il n’avait plus de mots mais une boule dans la gorge qui gonflait et l’étouffait. Son amour blessé. Le Djemnah avançait et s’arrachaient de lui, le Piémont, son village, sa famille, ses amis et… Marta. Marta qui ne l’aimait plus, partie avec l’autre cazzo Où était-elle ? Que faisait-elle, la puttana. Le continent reculait et derrière lui, à des milliers de kilomètres, au bout de l’immensité, se trouvait une île, française et sauvage. Une île dont il ne connaissait rien : La Réunion ; un nom sur un papier où il avait apposé sa signature…
Lorsqu’Angelo, jeune Réunionnais du bas de la rivière Saint-Denis, fait la connaissance d’Antonio, un Piémontais, il n’imagine pas à quel point cette rencontre va peser sur le cours de sa vie. Dans la société coloniale des dernières années du XIXe siècle où la construction du chemin de fer fait désormais partie de la vie des Réunionnais, nous plongeons dans le quotidien d’un adolescent, de sa famille, de son quartier. Avec en filigrane, l’histoire des Italiens venus percer les tunnels.