Poètesse
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Née en 1943 à Saint-Denis, Danièle Moussa exerce comme institutrice spécialisée pour enfants déficients intellectuels jusqu’à sa retraite en 1990. Membre du groupe de dialogue inter-religieux (GDIR), elle s’implique aussi dans l’humanitaire à la fondation Abbé Pierre et au groupe de paroles Soleil dann kèr ou en visitant les personnes âgées.
Entrée en écriture en 1998, elle publie à l’UDIR plusieurs recueils de poésie, comme Kaspa mon sièl (1998) et Akoz Akoz (2000) et récits de vie, comme Lettre à Mouna (2005) ou Ravnal mon fanal (2009).
Elle participe également à de nombreux concours et animations littéraires et poétiques et intervient dans des établissements scolaires, bibliothèques, médiathèques et au centre pénitentiaire qui donne La quatorzième porte – Lettre à Mouna pour dire l’espérance de la liberté (2024).
La quatorzième porte – Lettre à Mouna pour dire l’espérance de la liberté (4e de couverture du dernier ouvrage)
l’établissement pénitentiaire dans lequel est entrée Danielle Moussa pour mener à bien son atelier d’écriture est un lieu de flagrantes contradictions. Mais les mots finissent par faire leur chemin, les mots qui ont manqué si longtemps, qui dénoncent, alertent, expriment la souffrance et la séparation, l’attente et l’espérance. Le personnel pénitentiaire lui-même, semble sans effort être en harmonie avec cette enseignante qui vient du « dehors ».
Que voilà un récit singulièrement dangereux. Et salvateur ! Il oblige à revoir de fond en comble les préjugés qui nous envahissent à propos de l’univers carcéral. Il ne laisse heureusement pas tranquille. Empli d’une sensibilité à fleur de coeur et souvent douloureux, il suggère avec une éloquente conviction que la poésie peut-être une forme (symbolique au moins) d’évasion et de source d’espoir. La dureté du système parvient presque à se faire oublier.
Le lecteur finit par se demander si, par le biais de cet apprentissage « réussi » d’une écriture de poésie et de conscience vive, la prison pourrait réellement devenir ce à quoi une de ses fonctions la destine fondamentalement : une école de la réflexion et de la rédemption.
Autres publications
– Les mots qui pleurent…. Danièle MOUSSA (Texte) – Huguette PAYET (Illustrations). Défense du patrimoine architectural de La Réunion. 2017
– Des mots contre l’oubli. Collectif. Poésie. France Alzheimer Réunion. 2012
– À mes frères haïtiens. Danièle MOUSSA. Poètes pour Haïti. Poésie. 2010
– La Rényon dann kër. Robert GAUVIN – Danièle MOUSSA – Dominique CARRÈRE. Tikouti. CD. 2007. 3760086693592
– Une incroyable amitié – In lamitié inkroiyab – An incredible friendship. Danièle MOUSSA. Académie de La Réunion – Floraisons. Album jeunesse. 2006-2007
– Le journal de la paix. Collectif. Ministère de la jeunesse et des sports / ARSTC & Editions du Piton des Neiges. Poésie. 2000. 978-2923158501
– Postésie – Concours de l’enfant de l’an 2000. Collectif. Poésie. La Poste Paris-Ouest. 2000
Manifestations
20/07/2019