La langue ankor, encore la lang

Jean-Louis ROBERT. K’A – Astèr . Poésie. 2020. 9782491160050

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4ème de couverture
Jean-Louis Robert ne se présente pas en français, mais dann krwazé la lang. D’ailleurs, ce n’est pas par son œuvre qu’il faut commencer, puisque, avant toute chose, il n’est ni écrivain, ni poète, ni même fonnkézèr. Li tonm papa in famy : son mariage et ses deux fils passent avant. Faut-il voir là un signe particulier ? Wi, parce que la famille est le cœur dans lequel prend corps le langage : intime, à partager entre proches… La langue de Robert est la langue de l’intimité, cette intimité créole voilée par les « talibanaz » du français. Il ne s’agit donc pas de détourner le créole du fransé, mais de retourner le kréol dans le français. C’est un « mélangue » qui travaille le langage au corps, c’est un tramayaz, encore.

Lettres de Lémurie # 3

Collectif. Dodo vole. Revue littéraire francophone. 2020. 9791090103580

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4ème de couverture
Selon Jules Hermann, un continent aurait émergé autrefois, « en forme de croissant, qui s’étendait de l’océan Indien à la Patagonie, partant du sud de Ceylan, englobant les Mascareignes et Madagascar[…] ». Ce continent mythique dépositaire d’un rêve d’une humanité lémurifique, à notre propre (dé)mesure et selon nos préjugés, est la Lémurie. Un continent littéraire qui se révèle dans une revue. Les auteurs écrivent depuis La Réunion, depuis l’Île Maurice, depuis Madagascar ou Les Comores, ou d’ailleurs, et se sont reconnus dans cet appel à la fraternité littéraire lémurifique. 25 textes inédits (nouvelles, extraits de roman, poésie) de 25 auteurs reconnus ou émergents. Monique Merabet, Irchad Ramiandrasoa R., Frédérique Trigodet, Nadjim Mchangama, Catherine Pinaly, Johary Ravaloson, Amal Sewtohul, Jean-François Samlong, Ben Arès, Marie-Claude Barbin, Nassuf Djailani, Railovy, Alexandra Bisson, Bertrand Runtz, Mahamoud M’Saidie, Ananda Devi, Hamintsoa Rabemandimby, Jean-Louis Robert, Benoit Rakotovao, Saindoune Ben Ali, Monique Séverin, Christian Estèbe, Nicolas Gérodou, Aina Randrianatoandro, Mathieu Jung.

Les auteurs :
Marie Claude BARBIN avec N’a point person…? / Y a quelqu’un… ?
Nassuf DJAINALI avec
Emmanuel GENVRIN avec Mahajanga 76
Monique MERABET avec Le trousseau d’Anita
Shenaz PATEL avec La femme de la Lune (Conte)
Johary RAVALOSON avec Îles-de-mer 
Jean-Louis ROBERT avec Olèrk prendre corps la langue an kor kréol
Monique SÉVERIN avec De l’eau ou la Sisyphe africaine

Jean-Louis ROBERT

Auteur
 larzor974@gmail.com
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Jean-Louis Robert est en 1957 à Saint-André, à l’île de La Réunion. Fortement attaché à son île, c’est avec une sorte d’appréhension qu’il doit la quitter en 1975, après son baccalauréat, pour aller faire son service militaire dans l’hexagone. Un an plus tard, il est de retour pour des études de géographie, d’abord, jusqu’à l’obtention de la maîtrise, puis de lettres modernes, qui le conduiront à l’enseignement. C’est à la fin des années 1980 qu’il commence à publier quelques textes dans les courriers des lecteurs de journaux de l’île. Puis, en 1999, il édite enfin son premier ouvrage, un recueil de contes bilingues : Larzor et autres contes créoles.

Lauréat de plusieurs prix, il est conforté dans sa pratique littéraire, qu’il appelle « mélangue », et qui consiste à mélanger ses deux langues séminales, le créole réunionnais et le français. Il poursuit ainsi son travail d’écriture en conjuguant toujours singulièrement les genres et les langues : nouvelles, contes, romans, poésies, tantôt en français, tantôt en créole, et souvent, les deux ensembles. Marié, retraité de l’éducation nationale, il vit – et écrit – aujourd’hui du côté du Bois de Nèfles, dans les hauteurs qui surplombent la ville de Saint-Denis.

La langue ankor, encore la lang (4ème de couverture du dernier ouvrage)

Prix et distinctions
2004 Prix Lankréol pour Lo Gou zoliv vèr
2001 Prix de l’océan Indien pour Dédalage
2000 Prix de l’océan Indien – Catégorie poésie pour Mettre bas la capitale la poésique j’ouïs
1999 Prix de l’océan Indien – Catégorie conte pour Le petit erre
1999 Mention spéciale du Prix de poésie du Grand Océan pour Au nom de l’impur
1998 Prix spécial du jury dans le cadre du Prix de l’océan Indien pour Inn ti limyèr dans la nuit du jour
1997 Prix Antoine Abel pour des textes écrits en créole réunionnais regroupés dans Larzor et autres contes créoles

Manifestations
2004 Salon du livre de Paris

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Lettres de Lémurie # 1

Collectif. Dodo vole. Revue littéraire francophone. 2018. 9791090103436. Grand Prix des îles du Ponant 2018

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4ème de couverture
Selon Jules Hermann, un continent aurait émergé autrefois, «en forme de croissant, qui s’étendait de l’océan Indien à la Patagonie, partant du sud de Ceylan, englobant les Mascareignes et Madagascar[…]» Ce continent mythique dépositaire d’un rêve d’une humanité lémurifique, à notre propre (dé)mesure et selon nos préjugés, est la Lémurie. Un continent littéraire qui se révèle dans une revue. Arnaud Léonard, Naivo, Saindoune Ben Ali, Shenaz Patel, Jean-Louis Robert, Soamiely Andriamananjara, Ananda Devi, Touhfat Mouhtare, Emmanuel Genvrin, Johary Ravaloson, Monique Merabet, Amal Sewtohul, Adjmaël Halidi, Monique Séverin, Raharimanana, Mathieu Jung, Johana Rasoanindrainy, Soa Hélène, Ambass Ridjali, Douna Loup, Mialy Ravelomanana, Nassuf Djailani, Rija Al Jonah, Nicolas Gérodou : Ils écrivent depuis La Réunion, depuis l’Île Maurice, Madagascar ou Les Comores, et se sont reconnus dans cet appel à la fraternité littéraire lémurifique.

Les auteurs
Nassuf DJAILANI avec
Emmanuel GENVRIN avec Calamity Chati
Adjmaël HALIDI avec Évanescence
Monique MERABET avec La grotte des premiers Français
Shenaz PATEL avec L’océan des possibles (Extrait d’un roman en
cours)
Johary RAVALOSON avec Hommage à un jeune poète
Jean-Louis ROBERT avec Sa in fonnkèr la parole, Langaz ceci est un poème
Monique SÉVERIN avec Parle pas

À l’angle malang – Les maux d’ici

Jean-Louis ROBERT. Grand Océan – K’A. Roman. 2004 – réédité 2015. 9782911267505 – 9791091435246

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Son roman À l’angle malang. Les maux d’ici échappe à toute tentative de classification, car il intègre à sa façon une multiplicité de genres et de types : le classer serait le défigurer.
L’amoureux des langues et de la littérature ne pourra que se réjouir d’y être confronté à un travail sur le signifiant, sur le signifié et sur la narrativité, essentiellement polyphonique. Si l’on est en droit d’invoquer la pluralité des lectures, c’est bien à propos de cette œuvre. Tout y est dialogique. Les représentations deviennent à leur tour des personnages, et les relations sociales et interpersonnelles sont mises en scène de la manière la plus originale possible.
L’élaboration textuelle et la complexité de la construction du discours romanesque font de ce livre l’un des plus remarquables de ces dernières années. Le travail sur la langue et sur l’architecture du récit sont au cœur de la création, mais sans exclure pour autant l’extérieur du texte, et des éléments de ce que nous nommons naïvement la « réalité » se mêlent à la trame diégétique : société, politique, démagogie, histoire, mythes, légendes, synchronie et diachronie avec les douloureux avatars des tragédies passées, regards sur soi-même et sur autrui, relations entre les langues, et entre celles- ci et l’être intime de la personne, littérarisation du mal-être…
Dans cette approche infiniment dialectique, tout s’entremêle, fusionne et éclate en une multiplicité de « mondes », le nôtre, le seul qu’à tort nous pensons vrai, n’en devenant qu’une partie éclairée par l’écriture.
Par la virtuosité linguistique et la convocation des langues servant de ferment à l’invention de ce qui devient véritablement un nouvel idiome, c’est aussi le mystère de la relation entre l’être et le langage qui le nomme, et dont il parle par le truchement des locuteurs, que le texte nous invite à sonder.
Tout en nous laissant guider par la « méthode » – au sens étymologique – de Jean-Louis Robert, qui fait du lecteur une forme de coauteur, suivons notre propre « voie » (active !) dans les avenues et les interstices de ce beau roman, avec à la clé le plaisir comme incomparable récompense. (Jean-Philippe Watbled)

Reviens, Cortàzar

Jean-Louis ROBERT. L’Harmattan – Écritures. Roman. 2014. 9782343040981

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4ème de couverture
Le lauréat d’un grand prix littéraire, obsédé par les blondes et les énumérations, doit lire, à l’occasion de la réception de sa récompense, un de ses textes dont l’écriture a été jugée représentative de son style. Mais sa façon d’écrire a évolué. Il décide alors de réécrire le texte élu en mélangue, mélange de langues. Ce roman est une oeuvre polyphonique, pleine d’humour, qui surprend par la modernité de son écriture.