Vestiges du chemin de fer de La Réunion

Jean-Louis ROBERT (Texte) – Claude THÉRÉSIEN (Photographies) – Éditions K’A. Poésie. 2016. 9791091435413

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Éditions K’A
Francky LAURET

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4ème de couverture
Photographies des vestiges du chemin de fer à l’île de La Réunion.
Associant la photographie à la poésie, cet ouvrage célèbre le chemin de fer qui traverse l’île, les gares, les machines, les anciennes voies, etc. Il évoque en filigrane les langueurs et la beauté d’un voyage en train. ©Electre 2021

À l’angle malang – Les maux d’ici

Jean-Louis ROBERT. Grand Océan – Éditions K’A – Pou Koméla. Roman. 2004 – réédité 2015. 9782911267505 – 9791091435246

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Jean-Louis ROBERT

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4ème de couverture
Son roman À l’angle malang. Les maux d’ici échappe à toute tentative de classification, car il intègre à sa façon une multiplicité de genres et de types : le classer serait le défigurer.
L’amoureux des langues et de la littérature ne pourra que se réjouir d’y être confronté à un travail sur le signifiant, sur le signifié et sur la narrativité, essentiellement polyphonique. Si l’on est en droit d’invoquer la pluralité des lectures, c’est bien à propos de cette œuvre. Tout y est dialogique. Les représentations deviennent à leur tour des personnages, et les relations sociales et interpersonnelles sont mises en scène de la manière la plus originale possible.
L’élaboration textuelle et la complexité de la construction du discours romanesque font de ce livre l’un des plus remarquables de ces dernières années. Le travail sur la langue et sur l’architecture du récit sont au cœur de la création, mais sans exclure pour autant l’extérieur du texte, et des éléments de ce que nous nommons naïvement la « réalité » se mêlent à la trame diégétique : société, politique, démagogie, histoire, mythes, légendes, synchronie et diachronie avec les douloureux avatars des tragédies passées, regards sur soi-même et sur autrui, relations entre les langues, et entre celles- ci et l’être intime de la personne, littérarisation du mal-être…
Dans cette approche infiniment dialectique, tout s’entremêle, fusionne et éclate en une multiplicité de « mondes », le nôtre, le seul qu’à tort nous pensons vrai, n’en devenant qu’une partie éclairée par l’écriture.
Par la virtuosité linguistique et la convocation des langues servant de ferment à l’invention de ce qui devient véritablement un nouvel idiome, c’est aussi le mystère de la relation entre l’être et le langage qui le nomme, et dont il parle par le truchement des locuteurs, que le texte nous invite à sonder.
Tout en nous laissant guider par la « méthode » – au sens étymologique – de Jean-Louis Robert, qui fait du lecteur une forme de coauteur, suivons notre propre « voie » (active !) dans les avenues et les interstices de ce beau roman, avec à la clé le plaisir comme incomparable récompense. (Jean-Philippe Watbled)

Reviens, Cortàzar

Jean-Louis ROBERT. L’Harmattan – Écritures. Roman. 2014. 9782343040981

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4ème de couverture
Le lauréat d’un grand prix littéraire, obsédé par les blondes et les énumérations, doit lire, à l’occasion de la réception de sa récompense, un de ses textes dont l’écriture a été jugée représentative de son style. Mais sa façon d’écrire a évolué. Il décide alors de réécrire le texte élu en mélangue, mélange de langues. Ce roman est une oeuvre polyphonique, pleine d’humour, qui surprend par la modernité de son écriture.

Je vais sauter ce soir et autres nouvelles à chute

Jean-Louis ROBERT. L’Harmattan. Nouvelle. 2013. 9782343014845

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4ème de couverture
Ce recueil de nouvelles à chute réunit quelques textes plutôt ludiques où il s’agit de mystifier le lecteur et d’autres, plus sérieux, mis au service de la dénonciation des grands fléaux sociaux : la violence sous toutes ses formes, le chômage, les effets pervers de la société de consommation et du spectacle. Au total, un ouvrage de notre temps, fait pour notre temps, écrit dans un style qui surprend par sa modernité.

Concours de bleus

Jean-Louis ROBERT. L’Harmattan – Lettres de l’océan Indien. Nouvelles. 2009. 9782296100282

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4ème de couverture
Un couple de paumés, dans le labyrinthe de la gare du Nord, joue à se lancer les bleus des autres. Pour oublier ceux que la vie leur a balancés. Car vivre, c’est se faire des bleus, partout : dans les rues de Port-Louis, où un homme rôde en quête de jeunes filles à qui offrir des roses rouges et… ; en Palestine, où un soldat israélien se débat dans une grave crise existentielle ; au sommet du Piton des neiges, où un photographe amoureux d’un mannequin cherche à capter l’image absolue de l’amour ; et même à Sodome.

Tramayaz

Jean-Louis ROBERT. Éditions K’A – Astèr. Poésie. 2007. 9782910791476

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4ème de couverture
Chez Jean-Louis Robert, les frontières entre les langues, le français, le créole, mais aussi d’autres idiomes, si elles ne sont plus barrières, ne sont pas pour autant oblitérées, car leur existence est fondatrice et permet le travail linguistique créateur. On se dirige ainsi vers une forme d’universel, de Babel sans confusion, avec des chemins de traverse de langue à langue. Cet universel est situé au-dessus des mots et au-dessus des langues dans leur usage quotidien. Avec la glèbe et la glaise des langues ordinaires, Jean-Louis crée une langue d’or. Il déconstruit et reconstruit, détourne et subvertit.
Humpty Dumpty expliquait à Alice que dans le poème Jabberwocky, le mot (inventé) slithy signifiait à la fois lithe et slimy, c’est-à-dire en même temps « agile » et « vaseux ». Cela donne une idée du travail de notre auteur, mais chez Jean-Louis, le mot-valise, qu’il affectionne, est bien autre chose qu’un procédé littéraire. Il est dans la logique du mélange : d’ailleurs, en anglais on dit aussi blending, autrement dit « mélange », pour désigner le mot-valise. Or ici le mélange s’inscrit dans l’acte même d’écriture, il est fondateur. Ce mélange constructeur, ce « mélangue », va bien au-delà des mots, puisqu’il implique les langues mêmes, le créole et le français, et d’autres ankor.