Cahiers secrets de Louise et Jouan, esclaves marrons, à Bourbon, 1731-1734

Sophie HOARAU (Texte) – KAKO (Illustrations). Kf actory. Récit. 2015. 9782955515204

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Sophie HOARAU

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4e de couverture
Récit autobiographique fictif illustré : 17 illustrations, encres sur papier.
Jouan
Je suis arrivé dans cette île – Bourbon…
Je suis arrivé à Bourbon en bateau…
Mais ce n’était pas une croisière !
Je viens du Mozambique.
Louise
Je viens de Madécasse, un pays-continent.
J’ai grandi dans les Hauts-Plateaux du Nord-est.
Un jour, tout s’est arrêté.
– Depuis quand ? – « Je ne sais pas compter ! »
Depuis je vis à Bourbon, un volcan qui a poussé dans la mer.
Je suis arrivée en bateau… Et pour moi non plus, ce n’était pas une croisière !
Dans leurs « Cahiers secrets », par la force du témoignage du « je » autobiographique. Louise et Jouan, prennent la parole, en échec, pour nous transmettre une part de leur histoire personnelle, l’histoire d’un couple d-esclaves-marrons, baptisés et mariés, qui avait pour tout bagage : l’amour de la liberté.
Cette parole imaginée et imaginaire se nourrit autant d’extraits de leurs procès pour « Crimes de maronnage » – 1731-1734 – que de faits historiques avérés et d’hypothèses de lectures.
Ces « Cahiers secrets », posent, en filigrane, la couleur de l’intime – voire de l’intimité – entre un homme et une femme, et sont l’occasion de redonner à ces « corps » codifiés « meubles », les sensations d’un « corps vivant », aussi bien dans la douleur que dans le plaisir.
Et les illustrations sont là : un écrin pour laisser entrevoir autant le probable que l’improbable.

Béképabéké – Contes créoles de La Réunion

Sully ANDOCHE. Union de défense de l’identité réunionnaise (Udir). Contes. 2015. 9782878630732

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Union de défense de l’identité réunionnaise (Udir)
Sully ANDOCHE

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4ème de couverture
Sully Andoche, avec la verve intarissable d’un esprit curieux, vif et brillant, nous livre neuf contes originaux qui s’enracinent dans les croyances populaires de La Réunion. C’est un hommage à la parole des conteurs, une parole souvent rehaussée par des touches de gouaillerie, qui semble la moelle, la marque indiscutable de la créolité, sans compter l’impertinence du ton, l’humour grinçant et la leçon de morale qui sied aux fables et aux contes. Style chatoyant, nerveux, audacieux parfois, et une certaine philosophie des choses, qui serait la somme de nos expériences ; et si ce ne sont pas les nôtres, ce sont celles de ces figures emblématiques qui, ne nous méprenons pas, ont beaucoup à nous apprendre sur nous-mêmes et sur la vie.
Jean-François Samlong