Daniel LAURET

Auteur

 lauret.daniel@gmail.com
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Daniel Lauret naît en 1949 à Pîton Saint-Leu (La Réunion). Il grandit à la Chaloupe Saint-Leu. Après des études secondaires au Lycée Leconte de Lisle (dans les locaux de l’ancien lycée colonial), il est reçu au concours d’entrée à l’École normale d’instituteurs de Saint-Denis. Il fait partie de la première promotion d’étudiants à s’inscrire en lettres à La Réunion, au Centre universitaire nouvellement créé rue de la Victoire, en face de la cathédrale (1968).
Après une formation de professeur de collège en lettres-anglais, c’est à l’Université des lettres et sciences humaines d’Aix-en-Provence qu’il poursuit son cursus : licence, maîtrise, CAPES de lettres modernes et doctorat en études créoles.
Daniel Lauret enseigne quatre années au collège (à Saint-Benoit et à Sainte-Clotilde). Après une année de formation à Paris (Auteuil), il est nommé à l’École normale de Saint-Denis – bientôt transformée en IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) – pour y enseigner, jusqu’en 2004, la didactique du français et du créole.
L’auteur consacre désormais la majeure partie de son temps à son travail de conteur (Association Kozé Conté) et d’écriture.

Grandiab dann péi bondié (4e de couverture du dernier ouvrage)
Les ruses de Ti Jean, la bêtise invétérée de Grandiab, occupent une belle place dans le farfar des contes réunionnais. Si le personnage de Grandiab est infiniment bête, il ne faut pas perdre de vue qu’il est surtout méchant. Méchant parce qu’ignorant, diraient les philosophes. Croire en l’Homme ne doit pas faire oublier qu’il y a en chacun un Diable qui sommeille, qu’un Grand Yab peut cacher un Grandiab. Comment parler avec légèreté de cette cohabitation, au plus intime, du Bien et du Mal ? Le burlesque de ces trois contes y contribue.

Autres publications
Articles (créole, langue et éducation):
– Créole: l’officiel et la pratique », Sobatkoz – Revue du GREC : Groupe de recherche en études créoles, n° spécial, 1984, dessins de François Orre, 114 pages.
– Former des maîtres pour La Réunion », Travaux de l’Institut de linguistique et d’anthropologie, Université de La Réunion 4, avril-mai 1984, p. 1-20.
– Particularités lexicales du français réunionnais, sous la direction de M. Carayol. Propositions pédagogiques, Nathan, 1985, 389 pages.
– L’élève créolophone : images et représentations, Sobatkoz 4 – Revue du GREC : Groupe de recherche en études créoles, 1986, p. 51-55.
– Créole et école : réalités et perspectives. Île et fables : Paroles de l’autre, Paroles du Même : linguistique, littérature, psychanalyse- Tome 2, L’Harmattan, 1990, p. 111-123.
– Le français tel qu’on l’enseigne, Expressions 1 – Revue de l’IUFM de La Réunion, 1992, p. 153-160.
– Quelle France enseigner à l’école ? Étude des représentations et images de la France véhiculées à travers les manuels scolaires, Actes du colloque « Identité, culture et développement », Comité de la culture, de l’éducation et de l’environnement de la Guadeloupe, Éditions Caribéennes, 1992, p. 285-295.
– Apprentissage du français à La Réunion : Les interférences phonologiques créole / français : Quelle remédiation ?, Expressions 3 – Revue de l’IUFM de La Réunion, novembre 1993, p. 95-119.
– Langue(s) de la famille, langue(s) de l’école : passage ou rupture ?, en collaboration avec Ginette Ramassamy et Rose-Marie Degearier, Compte-rendu d’une enquête sociolinguistique et épilinguistique dans le quartier de la Rivière des Galets, Les Cahiers de cliniques psychologiques 18 (Exil et modernité), Université de Haute Bretagne, 1993, p. 49-57.
– Le créole à l’école : pourquoi ?, Cahiers pédagogiques 355 : L’école dans les DOM-TOM, juin 1997, p. 38-40.
– Traduire une langue régionale : enjeux théoriques et symboliques, Expressions 12 – Revue de l’IUFM de la Réunion, novembre 1998, p. 173-179.
– I fé pa lo pon avan la rivièr, Akoz – Les cahiers du développement 9, octobre 2000, p. 8-10.
– L’épreuve de créole réunionnais au concours de recrutement des professeurs d’école, 1982-2001, avec Monique Payet, Sujets et corrigés, CRDP, Académie de La Réunion, 2002, 71 pages.

Prix et distinctions
In bébèt livr – Granmoun 2025 pour Kalla mon amour

Manifestations
2026 Salon du livre péi (Saint-Paul – La Réunion)
2025 Athéna – Salon du livre de Saint-Pierre (La Réunion)
2025 Salon du livre péi (Saint-Paul – La Réunion)
2024 Salon du livre péi (Saint-Paul – La Réunion)
2023 Kabarlire la kréolité (Saint-Paul – La Réunion)
2023 Salon du livre Athéna de Saint-Pierre (La Réunion)
2023 Salon du livre Zarlor (L’Étang-Salé – La Réunion)
2023 Salon du livre péi (Saint-Paul – La Réunion)
2022 Salon du livre péi (Saint-Paul – La Réunion)
2022 Salon du livre réyoné (Sainte-Marie – La Réunion)
2022 Salon du livre Athéna de Saint-Pierre (La Réunion)
2021 Salon de la culture et de l’identité réunionnaise (Saint-Denis de La Réunion)
2021 Salon du livre réyoné (Saint-Leu – La Réunion)
2021 Salon des auteurs et éditeurs péi (Saint-Paul – La Réunion)
2019 Salon du livre réyoné (Saint-Leu – La Réunion)
2019 Salon du livre Athéna de Saint-Pierre (La Réunion)

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02/11/2019

Grandiab dann péi bondié

Daniel LAURET. Orphie. 2026. Conte. 9791029807862

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4e de couverture
Les ruses de Ti Jean, la bêtise invétérée de Grandiab, occupent une belle place dans le farfar des contes réunionnais. Si le personnage de Grandiab est infiniment bête, il ne faut pas perdre de vue qu’il est surtout méchant. Méchant parce qu’ignorant, diraient les philosophes. Croire en l’Homme ne doit pas faire oublier qu’il y a en chacun un Diable qui sommeille, qu’un Grand Yab peut cacher un Grandiab. Comment parler avec légèreté de cette cohabitation, au plus intime, du Bien et du Mal ? Le burlesque de ces trois contes y contribue.

Extrait:
« Grand’Yab était un monstre.
Vous pensez peut-être à ces monstres qui ne se montrent pas, qui déguisent sous la politesse d’un bonjour hypocrite la scélératesse d’une méchanceté toujours prête à vous assassiner. Par derrière. Grand’Yab était trop bête pour cela. Sa monstruosité se donnait à voir telle quelle. Par devant. Imaginez une créature laide comme une malédiction, l’âme débordant de péchés capitaux, la bouche mauvaise de vomissures de jurements.
Du battant des lames au sommet des montagnes, le soupçon de sa présence terrifiait bêtes et gens. Tous les habitants le fuyaient. Ils ne s’éloignaient pas, ils disparaissaient.
Sauf Ti Jean.
Les recommandations angoissées de sa mère glissaient sur lui comme sur le vernis d’une feuille de songe. Ce garçon était le seul à braver les interdits qui avaient pour objet ce mélange de peste et de choléra. A vrai dire, l’assurance de Ti Jean était déconcertante. Disproportionnée. La maigreur du marmay était avérée et il se savait bien trop chétif pour affronter l’animal. Reste qu’il pouvait compter sur la malice qu’il avait en abondance. La renommée de ses ruses avait déjà accosté, des Mascareignes, les îles les plus lointaines… »

Illustration de la couverture : Florence Vitry

Kalla, mon amour

Daniel LAURET. Orphie. 2024. Conte. 9791029806711. In bébèt livr – Granmoun 2025

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4e de couverture
Extrait:
« Je ne pouvais me contenter d’un esprit. J’avais besoin de voir la flamme qui pétillait dans tes yeux, de te toucher, de te prendre dans mes bras, de me serrer contre toi, dans le lit. J’avais besoin de ton odeur, de la chaleur de tes caresses, de la douceur de ta peau, du chuchotement de ta voix dans mon oreille, de la tendresse de ton rire complice. »

J’aime écrire, adossé à un livre.
C’est une posture confortable.
Et inspirante.
L’esprit de l’auteur(e) plane sur mes mots.
La légende de Gran-Mèr Kal, telle qu’elle nous est racontée par Marguerite Hélène Mahé dans son roman Eudora (1955), a retenu mon émotion. Exercice de style, je l’ai revisitée comme on risque la couleur à partir d’une photo en Noir et Blanc.
La petite histoire permet de donner corps à la grande, « l’Histoire avec sa grande hache » (G. PEREC), celle qui, chez nous, a coupé des mains, des oreilles et des jarrets. Kalla, mon amour se présente à la fois comme une fiction évoquant l’esclavage et ses atrocités, un kont d’amour et de mort, un appel à la réconciliation.
Daniel Lauret