Parfums de mémoire

Luçay Soubaya PERMALNAÏCK (Traduction). Surya éditions. Récit. 2009. 9782953198935

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Surya éditions
Luçay Soubaya PERMALNAÏCK

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4ème de couverture
Cette plongée dans son être écorche sensiblement les oreilles de son histoire personnelle, trop linéaire. Il laissera ici beaucoup de lui-même et n’en sortira pas indemne. A jamais. Il sait surtout qu’il touche là une sorte de palpitation du réel, frais, sincère, qu’il n’a certainement jamais éprouvée jusqu’à ce jour. Il n’y a rien d’imaginé. Une fois de plus, tout est réel, frais, sincère, vrai. Il ne peut s’empêcher de penser qu’il est entrain d’adorer ce gros rocher ordinaire, à peine plane, posté là, devant lui, et servant de planche à lessiver, cette feuille de bananier sublime que dévore amoureusement la petite chèvre, attachée et isolée, devant un abri sommaire en feuilles de vacoa, ce petit enfant fortement enrhumé, suspendu à un sein de sa vieille maman aux cheveux très blancs, celle-ci les pieds dans une mare de boue asséchée, ces déplacements, en bande, de la vingtaine de personnes ne comprenant pas trop ce qu’il leur arrive. Et ce qu’il lui arrive aussi d’ailleurs, à Soubaya. Il revoit ici en Inde, en terre inconnue, des tranches de son enfance. La théorie de réminiscence se concrétise. Il ne découvre rien. Il ne fait que se souvenir. Il aime et se met à haïr ces béances creusées dans sa personne par la modernité, par la civilisation, par les nécessaires mutations. Tout simplement de l’obsolescence provoquée, révoltante. C’est douloureux, mais ça lui convient tellement. Ça le soulage. L’Inde le replonge, pour un moment du moins, dans les sous-bois insouciants de son enfance. Il y retrouve les composants qui l’on fui au fil du temps. Ces gens-là n’appellent aucune pitié car ils sont beaux et travailleurs. Les filles et les femmes d’ici justifient sa perception sans faille de la beauté reconnue du feue sa propre maman. Ils ressemblent étrangement tous à son papa et à sa maman. Chez lui, le cœur de voyageur n’est nullement vide.

Le rocher de la méduse

France-Line FONTAINE. Union pour la défense pour la l’identité réunionnaise (Udir). Roman. 2009. 9782878630626

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Union pour la défense de l’identité réunionnaise (Udir)
France-Line FONTAINE

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4ème de couverture
Ai-je bien vu ? Ai-je bien regardé ma fille ? Est-ce bien moi qui ai enfanté cette créature ? Ce n’est pas possible. Je veux vérifier une nouvelle fois la couleur des yeux de ma fille. Mes mains tremblent, mon cœur s’affole. J’ai peur d’elle mais il faut que je vérifie ce qui se présente à moi comme une évidence. Je lui chatouille le visage à distance avec un balai. Elle rouvre les yeux. Non, ce n’est pas mon enfant. Ce n’est pas elle. Je voudrais ne plus exister… Mon ombrelle, vite, mon ombrelle ! Dois-je vivre toute une vie avec une ombrelle au-dessus de ma tête ? Suis-je vraiment une méduse ? Si oui, je ne suis pas aussi faible qu’on le croit. Une méduse doit savoir se défendre, et je me défendrai…
Un récit qui surfe sur la crête de la fiction et de la réalité – une déferlante qui tient le lecteur en haleine, tant il a du mal à se maintenir en équilibre dans un univers mouvant plein de surprises.

Si ou té in fruit

Teddy IAFARE-GANGAMA. Lédision Zamalak – Koleksion Zanpone. Poésie. 2009. 97829533635003

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Lantant Zamalak
Teddy IAFARE-GANGAMA

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4ème de couverture
“Si ou té in frui, moin noré di in grenadine, nana i di osi fruit de la passion” marque le début de mon aventure de fonnkézer en 2004, au moment où j’écrivais Zamal Game, ma première pièce de théatre. Ces fonnkër, que j’ai choisi de présenter de façon chronologique, s’étendent sur presque deux années et timidement, recherchent l’approbation de mes pairs réunionnais.
Que la méthode et l’humeur de mes textes, en français et en créole, puissent vous emporter. En tout cas, autorisez la langue de mes textes chuchoter à vos sens… Laissez-moi, mes dires à vos oreilles.