Dédicace de Jacques Dumora

Louis Timagène Houat – Un procès politique à Bourbon

Dédicace de Jacques Dumora

Jacques DUMORA. Komkifo Éditions. Roman historique. 2022. 9782379800184

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4ème de couverture
Après de nombreuses publications autour de la Grande guerre des Réunionnais puis de son ouvrage sur la grippe espagnole à La Réunion, Jacques Dumora nous revient avec ce roman historique. Le procès de Louis Timagène Houat à la cours d’assises de Saint-Denis en 1836 oppose deux visions de la société coloniale dont le jeune Dionysien est la victime d’une accusation purement politique selon lui. Il est l’un des acteurs abolitionnistes de premier plan que La Réunion a vu naître et qu’il convient de restituer à la mémoire collective.

Présentation de l’éditeur
Ce roman historique inspiré de faits judiciaires réels retrace un moment méconnu de l’histoire de La Réunion alors île Bourbon. L’arrestation et l’emprisonnement de Louis Timagène Houat au mois de décembre 1835 pour « complot contre la colonie visant à éliminer la race blanche de Bourbon » , l’attente de son procès, la longue constitution du jury, son procès à la cour d’assises de Saint-Denis aux mois de juillet et début aout 1836, sa condamnation, l’attente en prison, l’amnistie royale dont il ne profite pas, l’exclusion de la colonie : ce long processus judiciaire révèle la crispation de la société coloniale de l’époque autour de la question de l’abolition de l’esclavage qui, dans ces années 1830, infuse tous les esprits mais sur laquelle les colons les plus réfractaires au changement, s’arc-boutent. Le procès dit « du complot de Saint-André », dont Louis Timagène Houat est présenté comme le chef, augure d’une confrontation qui ne cessera pas bien après le procès entre Houat et le procureur-général de la cour royale de Bourbon, Charles Ogé-Barbaroux.
Deux hommes, deux destins liés par l’histoire, deux parcours dont nous déchiffrerons, au travers cet ouvrage, les contours intellectuels, faits d’opposition radicale entre ces deux hommes mais qui, au fond, ne nous semblent pas si éloignés idéologiquement sur la question de l’esclavage et de son abolition. Dans cette période de statu quo, où chacun milite inlassablement pour ses idées réformatrices ou d’autres pour leurs possessions jugées inaliénables, le procès de Louis Timagène Houat et de ses 18 compagnons d’infortune apparait comme un révélateur de la société esclavagiste en fin de course dont le jeune dionysien est l’un des acteurs abolitionnistes importants pour l’histoire de notre île.