Archives de catégorie : France

Gabrielle WIEHE

© Umar Timol
Graphiste, illustratrice et auteure

 Site de Gabrielle Wiehe
 tamilgab@yahoo.fr
 Consultez les dédicaces

Née à Moka en 1980, Gabrielle Wiehe grandit à l’île Maurice, puis fait des études d’arts appliqués à Paris, à l’Creative schools & community
(ECV), puis l’école Intuit-lab.
Graphiste et illustratrice, elle est également auteure d’albums pour enfants et son premier roman, Vent d’Est, reçoit le prix Jean Fanchette 2019.
Son projet de fin d’études, Bestioles, publié en 2005 par l’Atelier du Poisson Soluble, est sélectionné par le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil et le prix de la ville d’Issoudun, puis l’école de musique d’Ennezat qui en fait un album musical.
Son carnet de voyage illustrant son séjour de deux ans en Inde est publié par les éditions Mango et sélectionné par la Biennale du Carnet de voyage de Clermont-Ferrand en 2006.
Ses projets suivants, Qui et Quoi et Sirandann, obtiennent le prix d’illustration de La Réunion des Livres en 2009.
Gabrielle Wiehe réalise ensuite pour l’association le visuel du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil 2010.
Après des années à Paris où elle mène en parallèle ses activités de graphiste et d’illustratrice tout en élevant ses 3 enfants, elle vit aujourd’hui dans le sud de la France où elle expose depuis peu ses oeuvres sur toile. La ville de Fréjus la sélectionne en 2019 pour faire partie du Circuit des métiers d’Art, et elle obtient un atelier d’artiste dans le coeur historique.
Elle revient régulièrement dans l’océan Indien qui restera toujours son port d’attache.

Vent d’Est (4ème de couverture)
Fine et élégante sous sa varangue en bois, Aby incarne le doux parfum du passé. Rose, sa petite fille est envahie par les histoires de famille qui se construisent et se délitent autour de sa grand-mère. Inondée par les pensées et les mots, elle s’épanche dans un journal. Elle raconte l’exaltation, les amours, les folies, les infortunes et les secrets de sa famille, les Lesteval. Entre le bruit des brisants et les plumeaux roses des champs de cannes, elle restitue son enfance à jamais perdue.
Le temps s’étire et s’étiole mais la mémoire traverse les siècles.

Visuel du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil

Prix et distinctions
2019 Prix Jean Fanchette du roman pour Vent d’Est
2009 Prix de l’illustration de La Réunion des livres pour Qui & quoi
2005 Sélection Baobab du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil pour Bestioles
???? Prix du public du Salon du livre d’Issoudun pour ???
???? Prix de la municipalité Ladon pour ???

Expositions 
????  ???? Salon du Livre Jeunesse / Bron avec L’Imagier Vagabond
????  ???? Salon Lire en fête / Villeurbanne avec L’Imagier Vagabond
????  ???? Salon Lire en fête / Figeac avec L’Imagier Vagabond
????  ???? Animaux Mythiques / Saint-Claude avec L’Imagier Vagabond
2009 Qui & quoi au Festival international du livre et de la bande dessinée de Saint-Denis (La Réunion)
2006 Le Voyage de Paul Balmer en Inde à la Biennale du carnet de voyage de Clermont-Ferrand
????  ????  Librairie Les Minots / Paris
????  ????  Festival d’art sacré / Cathédrale de Toulon

Manifestations
2009 Festival international du livre et de la bande dessinée de Saint-Denis (La Réunion)

Monique SÉVERIN

Auteure

 moniqueseverin.run@gmail.com
 Consultez les dédicaces

Née à La Réunion, co-rédactrice de la première édition du Dictionnaire Kréol-Français (Océan Editions, 1987) d’Alain Armand, Monique Séverin milite en faveur de la reconnaissance de l’identité réunionnaise. Elle suit un fil rouge, celui de la difficulté à se penser dans des univers « bâtards », incertains, hantés par l’esclavage, mais susceptibles d’enfanter le meilleur. Représentation littéraire des tensions qui habitent une société plurielle peinant à se définir, mais aussi volonté de marquer, dans l’écriture, lesdites tensions, par l’usage du français, du créole, et d’une langue tierce.
Némésis et autres humeurs noires (Editions Caribéennes, 1989), un recueil de nouvelles, met en mots les séquelles de l’esclavage. Dans les poèmes en créole parus dans un collectif, Zétoil katrèr, (UDIR, 1990) c’est de transmission et d’amour qu’il s’agit : être réunionnais(e), sereinement, dans l’acceptation de ce dont nous sommes pétris, tel est le message. Ce positionnement réapparaît dans Femme Sept peaux (L’Harmattan, 2003), un conte philosophique. Madame Sans Langue, paru en 2013 dans Nouvelles de La Réunion (Magellan, Miniatures), histoire d’une spoliation douloureuse, interroge les silences, refuge ou résistance, comme dans Parle pas, nouvelle parue en 2018 dans Lettres de Lémurie #1, chez Dodo vole. Aliénation et difficulté de se dire apparaissent aussi dans Huiler les mots, in Les mots d’une île à l’autre, UDIR.
Opus incertum est un texte poétique « expérimental » paru en 2014 chez Surya Editions : écrit dans une langue usant des étymologies permettant de transcrire un réel complexe, l’ouvrage pointe les contradictions qui hantent l’univers réunionnais dans ce qu’elles ont de néfaste mais aussi de prometteur. Avec Bad nénène et Elle, la mère, in Nénènes, porteuses d’enfance, collectif paru chez Petra en 2017, Monique Séverin s’intéresse à la nénène, une figure féminine particulière.
De l’eau ou la Sisyphe africaine, paru in Lettres de Lémurie #2, chez Dodo vole est un extrait de roman en cours.
Dans le droit fil de la réflexion de l’auteure, La Bâtarde du Rhin, roman paru chez Vents d’ailleurs en 2016, évoque la « honte noire » et les métis nés d’Allemandes et de soldats des forces coloniales françaises envoyés en Rhénanie en 1918.
Kozima est une « bâtarde du Rhin », terme méprisant utilisé après la Première Guerre mondiale pour désigner les enfants nés d’Allemandes et de soldats noirs. Persécutée par le régime nazi, menacée de stérilisation, elle survit à la guerre et entreprend de remonter à la source du mal, à son origine réunionnaise.
Comprendre comment un régime, eugéniste ou esclavagiste, peut disqualifier un être humain, telle sera la quête de l’héroïne.

Prix et distinctions
2017 Sélection Prix du Roman Métis des Lycéens

Manifestations
2019 Étonnants voyageurs – Festival international du livre et du film de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)
2018 Étonnants voyageurs – Festival international du livre et du film de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)
2017 Salon du livre Athéna de Saint-Pierre (La Réunion)
2017 Salon du livre de Paris
1990 Salon du livre de Paris

Didier AH-KOON

Scénariste de BD

 Site de Didier Ah-Koon
 Facebook de Didier Ah-Koon
 Consultez les dédicaces

Didier Ah-Koon est le co-scénariste de Perséus. Originaire de l’Île de La Réunion, il fait ses études à Emile Cohl puis à l’école des Gobelins. Aujourd’hui, il travaille depuis Paris sur des longs métrages d’animation en tant que storyboarder (Moi Moche et Méchant , Les Minions L’Âge de glace Angry Birds,…) et enseigne le scénario et le storyboard en école de cinéma. Il publie, en tant que scénariste, la bande dessinée des Minions (Dupuis). Perséus est son deuxième projet BD. Didier revisite le mythe de Persée avec beaucoup d’humour, dans un univers riche et inédit, avec des personnages attachants.

Perséus – Tome 2 – L’oracle d’Atlantide (4ème de couverture)
Persée se rend à Atlantide afin de trouver l’aide qui lui permettra de libérer sa mère de la malédiction de la gorgone. La suite des aventures revisitées d’un grand petit héros de la mythologie !
La mère de Persée n’a pas pu échapper au sortilège de la gorgone ! Afin de la libérer de ce maléfice, le jeune prince se rend à Atlantide dans l’espoir de trouver des réponses auprès de son célèbre oracle. Accompagné de Lydie, Élias, Thalès et Pythagore, la fine équipe qui ne fait pas dans la dentelle, il reçoit un accueil… contrasté. Et tout s’emballe lorsqu’un mystérieux guerrier fait son apparition et ravive un passé aussi douloureux que mystérieux.

Prix et distinctions
2019 Grand Prix découverte du Festival BD d’Igny pour Perséus
2019 Grand Prix du Jury, Kids Choice Award de la chaîne Nickelodeon pour Perséus

Manifestations
2019 Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil (Seine-Saint-Denis)
2019 Salon du livre jeunesse d’Évreux (Eure)
2019 Le bruit des mots (Créteil – Val de Marne)
2019 Festival des mots libres (Courbevoie – Hauts-de-Seine)
2019 Festival BD d’Igny (Essonne)

Hassane BOURHANE

Écrivain et essayiste

 Site de Hassane Bourhane 
 Twitter de Hassane Bourhane 
 hbourhane@gmail.com
 Consultez les dédicaces

Né en 1966 à Moindzaza-Mboini (Les Comores), Hassane Bourhane est un écrivain et essayiste franco-comorien vivant entre la France, où il travaille, le  Maroc et les Comores.

Fils de chefs notables traditionnels, commerçants ambulants, propriétaires de terres agricoles, fournisseurs d’ylang-ylang et de vanille, et exportateurs de noix de coco, le jeune Hassane Bourhane, vivant à la fois du commerce et de l’agriculture, assiste, impuissant, d’abord à l’engorgement des produits, ensuite à l’effondrement total de certaines de ces activités, de la culture de la fleur jaune à celle de la vanille, donc une partie des revenus de la famille diminuée, dans les années 70-80. C’est la substitution de la culture des cananga odorata à la culture du manioc, bananier et autres arbres, ce qu’il ne cesse de regretter. Le jeune Hassane Bourhane peut profiter des maigres moyens dont disposait sa famille pour réaliser un parcours scolaire honorable.

En 1990, il quitte son pays après l’obtention de son baccalauréat – série A au lycée Said Mohamed Cheikh (Moroni) en 1989 et après son service national dans son village natal (en alphabétisant bénévolement ses co-villageois non scolarisés). Il poursuit ses études universitaires et obtient un doctorat de littérature générale et comparée à l’université de Cergy-Pontoise en 2008. Il essaie plusieurs orientations : musique au sein de l’association Nour-El-Watoine de Moindzaza, structure basée sur les coutumes traditionnelles, le football  dans presque toutes les équipes et sélection de sa région, l’agriculture, la pêche en bord de mer, l’élevage de chèvres et de moutons.

En accord forcé avec son oncle maternel, M’madi Athoumani, il abandonne tout pour se consacrer désormais à sa scolarité. À cette époque révolue, la majorité pense que ces activités ne vont pas de pair avec l’apprentissage, constituent plutôt une entrave à la poursuite des études pour les enfants.

Toutes ces différentes tentatives sont loin d’être négatives pour le jeune Hassane Bourhane. Elles lui permettent plutôt de réfléchir, de découvrir, de s’ouvrir, d’aller vers les autres, de comprendre avec eux, de s’opposer à eux et de façonner sa personnalité. Cela réveille et développe d’autres capacités complémentaires. Pour retrouver ses plaisirs d’antan et continuer à jouer, il se cache derrière l’adulte mais cette fois-ci pour jouer avec les mots.

À présent, il travaille dans la documentation en tant que professeur-documentaliste, dans l’écriture en tant qu’écrivain et essayiste et dans la lecture en tant que lecteur pour les Éditions KomÉdit.

Hassane Bourhane écrit en français et en comorien, sa langue maternelle. Ses deux premiers ouvrages, rassemblés en un seul, sont publiés chez Bénévent en 2011. Le second acte de naissance est un roman de critique sociale. En revanche, Le lecteur et son texte dans l’œuvre de Sembène Ousmane est un essai de lecture sur l’entrecroisement de la littérature et de la psychanalyse. Son premier roman E nambe ! publié aux Éditions KomÉdit en  2014 est aussi le premier roman écrit en langue comorienne à Ngazidja. Son troisième ouvrage, Quel lecteur face aux textes de Sembène Ousmane publié aux Éditions universitaires européennes en 2015, est aussi un essai de lecture mais orienté cette fois vers la littérature et le cinéma. Dauzo la Maâdzishi est un essai de terminologie grammaticale en cours de lecture, publié prochainement chez KomÉdit.

Quel lecteur face à l’oeuvre de Sembène Ousmane ? (4ème de couverture du dernier ouvrage)
La lecture est un acte complexe, qui a besoin, pour des raisons de pertinence d’approche, de continuité ou de construction, de se référer aux circonstances générationnelles du texte, se mettre en relation avec l’auteur de ce dernier, et de s’en remettre à l’intérêt du lecteur. Tout comme l’étude d’un film éprouvant la nécessité, pour mieux comprendre son contenu et prolonger son destin, de se rapporter aux conditions de sa réalisation, à son producteur et l’intérêt de son spectateur. « L’oeuvre littéraire et cinématographique de Sembène Ousmane face à ses lecteurs » devient ainsi l’analyse de tous ces rapports, de l’oeuvre avec ses lecteurs, dont leurs prolongements, au-delà de l’intérêt ludique et idéologique examiné par ce sujet, touchent à la fois le social, politique et le psychologique.

Manifestations
2018 Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil (Seine-Saint-Denis)
2017 Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil (Seine-Saint-Denis)
2016 Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil (Seine-Saint-Denis)
2015 Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil (Seine-Saint-Denis)
2014 Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil (Seine-Saint-Denis)

Consultez les dédicaces

TÉHEM

Dessinateur et scénariste de BD

 tmaunier@wanadoo.fr
 Consultez les dédicaces

Téhem est né en région parisienne. Alors qu’il a 5 ans, ses parents rentrent sur leur île natale, La Réunion. Il est de retour en métropole l’année de ses 15 ans pour y suivre des études artistiques. Il devient professeur d’arts plastiques en zone d’éducation prioritaire, puis prend un poste à La Réunion. Après plusieurs années d’enseignement, il quitte l’éducation nationale pour se consacrer entièrement à la bande dessinée, et s’installe en métropole.
À cette époque, il côtoie déjà le milieu de la BD : il collabore à la revue Le Cri du Margouillat et publie une série en créole, Tiburce (Centre du monde, 1996), dont le tome 6 est paru en 2012. C’est avec Malika Secouss (Glénat, 1998), tableau critique et humoristique de la banlieue, qu’il se fait connaître. La série compte aujourd’hui neuf tomes.
En 2001, il sort le 1er des 8 tomes de Zap Collège (Glénat), prépublié par le magazine Okapi. L’épisode obtient l’Alph’Art du meilleur album jeunesse 9-12 ans au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême en 2003.
Téhem est également le coloriste de La grippe coloniale (Vents d’ouest, 2003).
En 2010, il dessine Quartier western (Des Bulles dans l’Océan), un roman graphique pour adultes qui s’appuie en partie sur ses souvenirs.
En 2015, il publie La Grosse Tête (“Le Spirou de”, Dupuis), avec un scénario de Makyo.
En 2018, il signe avec un autre Réunionnais, Appollo, Chroniques du léopard (Dargaud).

Chroniques du Léopard (4ème de couverture du dernier album)
Charles et Julien se rencontrent au lycée Leconte de Lisle. Leur monde, c’est La Réunion des années 1940. Parmi les élèves qui fréquentent l’établissement, on compte notamment Raymond Barre, les frères Jacques et Paul Vergès… Dans la nuit du 27 au 28 novembre 1942, nos deux héros, Charles et Julien, assistent par hasard à l’arrivée du contre-torpilleur Léopard qui vient libérer l’île au nom de la France Libre. C’est le moment tant attendu par les jeunes gens du lycée Leconte de Lisle, où l’action, l’affrontement s’offrent enfin à eux.

Prix et distinctions
2012 Meilleur album en langue étrangère au Festival international de la BD d’Alger pour La grippe coloniale – Tome 2 – Cyclone la Peste
2004 Prix de la critique BD 2003 du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême pour La grippe coloniale – Tome 1 – Le retour d’Ulysse
2003 Alph’Art du meilleur album jeunesse 9-12 ans au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême pour Zap Collège – Tome 1 – Premières classes

Manifestations
2018 Salon du livre de jeunesse de l’océan Indien (Saint-Leu – La Réunion)

 Consultez les dédicaces