Maximin Chane Ki Chune – Le gamin aux pieds nus – Chemin de vie

Maximin CHANE KI CHUNE – Daniel VAXELAIRE (Assistance technique). Éditions Orphie – Lignes de vie. Biographie. 2018. 9791029801662

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Daniel VAXELAIRE

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4ème de couverture
Quel destin !
Voici un gamin qui est parti de rien, dont l’enfance orpheline s’est traînée dans les rues poussiéreuses d’un des quartiers les plus modestes de Saint-Louis. Un gamin auquel un destin malchanceux promettait un parcours difficile… Aujourd’hui, l’ancien « enfant la misère » est patron d’une nuée d’entreprises qui font vivre, au bas mot, mille deux cents familles de La Réunion. Surtout, il a été le fondateur, lui, le fils d’immigrés qui n’a pas parlé français avant l’âge de vingt ans, d’un journal qui a révolutionné la manière d’informer — et de penser — à La Réunion : le Quotidien, c’est lui, c’est sa volonté, dès les balbutiements du projet, de donner la parole à tous, qu’ils soient fameux ou modestes. Modeste, il l’est resté. Plus que cela : secret. Et s’il sort du silence pour se raconter aujourd’hui, c’est afin de transmettre le message aux jeunes générations : oui, la réussite est toujours possible, à condition d’avoir des idées, de la ténacité, et l’indéracinable envie de travailler…

Lom-kok – L’homme-coq – Huit nouvelles bilingues

Vincent CONSTANTIN. Éditions Poisson Rouge.oi. Nouvelles. 2018. 9791090588141

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4ede couverture
La nouvelle qui donne son titre au recueil s’inspire d’une rumeur qui a défrayé la chronique et effrayé les enfants, il y a déjà trente ans. Comme les sept autres nouvelles, elle nous emmène dans un univers halluciné, mêlant le réalisme et l’imaginaire. Des personnages harassés par la vie, ou saisis par la fatalité, y entrent en interaction avec des entités supérieures qu’ils subissent, affrontent, révèrent ou utilisent.
La nature englobe les forces surnaturelles, l’amour est bataille au gré des configurations d’étoiles. Cet univers profondément réunionnais est pétri de références religieuses et de croyances, chrétiennes, hindoues, malgaches…
Plusieurs de ces nouvelles ont été primées ou remarquées par le jury du concours littéraire Lankréol. Le texte original a été écrit en créole réunionnais, puis traduit en français par l’auteur lui-même. Pour le texte en créole, la graphie utilisée se veut conforme au dictionnaire d’Alain Armand.

Extrait de la nouvelle Lo zo dann vavang – Les os vagabonds dans le recueil Lom-kok, p. 40.
Version originale en créole : « Dopi in sèrtin tan, mi oi lo mor dann mon rèv. Zot kor lé an zosay, zot figir lé an diab, zot bous i kim, é kan zot i kri, zot kro i briy dann la nuit. Dann mon li, mi bouz in bonpé, mi kri, mi transpir. Lé si tan tèlman for mi gingn pi dor koté mon madam. Moin la koz sa èk dévinèr. Li la done amoin in priyèr pou pèr Jean, in névèn èk in tizane. Mé la dovni pli pir ankor. Bann mor i rant an bébèt, i rant an danzéré dann mon rèv. La zourné, mi mazine azot. É si mi fèrm mon zié, mi oi banna an grèn dofé dovan moin. I fatig amoin bonpé, i done lanvi suiv la tras mon papa, mon dada èk mon garson. É la vi té i fatig amoin déza. Kan mi sar rant dann simitièr, mi voudré noiy dann la tèr pou fini èk tou sa la. Dévinèr la di lé la tèr simitièr i kri dann mon rèv, lé bann zansèt i rod pou aral amoin dann péi anba. Moin la di èk li lété pétèt mon papa, mon dada èk mon garson. Li la trap in pongné la tèr simitièr. Navé la sann zansèt dédan. Aforstan antèr lo mor si lo mor, aforstan savir la tèr, lé blizé la sann gramoun i romont anlèr. Donk, li la trap in pongné la tèr, é li la larg sa dovan moin. Olèrk tonb dirèk atèr, la désand é, mèm tan, la tourn troi foi otour d’moin. Dévinèr la di : ” Lé pa out papa, out dada oubien out garson ; lé bann zansèt i vé out kor pou zofrand. »

Traduction en français : « Depuis un certain temps, je vois des morts dans mes rêves. Leurs corps sont squelettes, leurs visages sont diaboliques, leurs bouches écument, et quand ils crient, leurs crocs brillent dans la nuit. Dans mon lit, je m’agite beaucoup, je crie, je transpire. C’est tellement fort que je ne peux plus dormir aux côtés de ma femme. J’en ai parlé au devineur. Il m’a donné une prière pour père Jean, une neuvaine et une tisane. Mais mon état a empiré. Les morts entrent, diaboliques et féroces, dans mes rêves. Je pense à eux la journée et si je ferme les yeux, je les vois enragés devant moi. Ça me fatigue beaucoup et me donne envie de suivre les pas de mon papa, de mon dada et de mon fils. Quand ils ont disparu la vie me fatiguait déjà. Je vais entrer dans le cimetière et je voudrais me noyer dans la terre pour en finir. Le devineur a dit que c’est la terre du cimetière qui crie dans mes rêves, que ce sont les ancêtres qui cherchent à m’emmener dans le pays d’en bas. Je lui ai dit que c’était peut être mon papa, mon dada et mon fils. Il a pris une poignée de terre du cimetière qui contient des cendres d’ancêtres. À force d’enterrer les morts sur les morts, à force de chavirer la terre, c’est obligé que remontent les cendres des ancêtres. Donc, il a pris une poignée de terre et il l’a lâchée devant moi. Au lieu de tout de suite tomber au sol, elle est descendue en tournant trois fois autour de moi. Alors, le devineur a dit : ” ce n’est pas ton papa, ton dada ou ton fils ; ce sont les ancêtres qui veulent ton corps en offrande. »

1ère couverture

Les Vanhoutte – Tome 2 – Une belle-mère comme on les aime

Issa BOUN. Éditions Lapin. BD. 2018. 9782377540068

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Le Repaire de la Murène
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4ème de couverture
La suite des aventures ordinaires de ces odieux Vanhoutte, entre divorce, braquage, et décès, leur quotidien poursuit le cours tranquille de la vie d’une famille moyenne européenne. Et inutile de vous dire qu’ils sont toujours les exemples parfaits de ce qu’il faut dire et faire lorsque l’on n’aime pas les êtres humains, mais que l’on ne cherche pas pour autant à les améliorer.