Passe encore de bâtir…

Thérèse BAILLIF. L’éclipse du temps – Passe encore de bâtir… Autobiographie. 2026. 9782379800276

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L’Eclipse du temps
Thérèse BAILLIF

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4e de couverture

Thérèse Baillif n’a jamais su rester à sa place, celle d’une simple fille de la campagne qui lui était échue dès sa naissance. Surmontant une destinée qui aurait pu être banale, par sa volonté indestructible, son intelligence acérée et ses engagements professionnels et sociaux dépourvus de toute restriction, sa personnalité généreuse s’est imposée dans notre société. Les femmes réunionnaises d’aujourd’hui doivent largement à ses actions la conquête de leur égalité relative avec les hommes et une bonne part des mesures d’alerte et de protection contre une certaine violence masculine.

Dans ce témoignage édifiant cependant, sa réserve et sa lucidité
la conduisent constamment à éviter l’apologie naïve de la liberté
de la femme émancipée. Au contraire, elle affirme la nécessité
d’un combat ininterrompu, fragile et insatisfaisant, pour le respect
réciproque, la non-violence et la dignité dans les couples, les
familles et la société.

Aucune bonne conscience bourgeoise chez Thérèse Baillif,
seulement l’ardent travail à éveiller les consciences, jusqu’au
bout, et refuser résolument d’être l’icône qu’on a voulu faire d’elle. Et dans cette transmission sensible à ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, sous la plume d’Emilie son second prénom, accepter juste d’incarner l’idéal d’être soi dans sa simple vérité.

A.J.

J’ai le souvenir de demain et il est radieux

Richard DIJOUX. L’Éclipse du Temps – Éditeur – Yèr ek Koméla. Récit 2024. 9782379800979

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L’Éclipse du Temps – Éditeur
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4e de couverture
Ce récit passionné sur le temps et la mémoire est construit à travers un florilège d’une éblouissante densité d’événements, emblématiques, ordinaires, initiatiques, dérisoires, voire ubuesques pour quelques-uns d’entre eux, poignants, joyeux, roués, cruels ou tragiques. Ces faits, qui ont marqué l’auteur, se sont inscrits dans sa mémoire comme autant de traces de la vie qui est la sienne. Excédant le simple témoignage personnel il offre un tableau saisissant du mode de vie des habitants des Hauts de La Réunion de la fin de la colonie à la départementalisation.

La quatorzième porte – Lettre à Mouna pour dire l’espérance de la liberté

Danièle MOUSSA. L’Éclipse du Temps – Éditeur – On peut rêver… Récit. 2024. 9782379800962

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4e de couverture
Entre ces couloirs interminables, ces grilles infranchissables, ces portes d’un enfer à déverrouiller sans relâche, l’établissement pénitentiaire dans lequel est entrée Danielle Moussa pour mener à bien son atelier d’écriture est un lieu de flagrantes contradictions. Mais les mots finissent par faire leur chemin, les mots qui ont manqué si longtemps, qui dénoncent, alertent, expriment la souffrance et la séparation, l’attente et l’espérance. Le personnel pénitentiaire lui-même, semble sans effort être en harmonie avec cette enseignante qui vient du « dehors ».
Que voilà un récit singulièrement dangereux. Et salvateur ! Il oblige à revoir de fond en comble les préjugés qui nous envahissent à propos de l’univers carcéral. Il ne laisse heureusement pas tranquille. Empli d’une sensibilité à fleur de coeur et souvent douloureux, il suggère avec une éloquente conviction que la poésie peut-être une forme (symbolique au moins) d’évasion et de source d’espoir. La dureté du système parvient presque à se faire oublier.
Le lecteur finit par se demander si, par le biais de cet apprentissage « réussi » d’une écriture de poésie et de conscience vive, la prison pourrait réellement devenir ce à quoi une de ses fonctions la destine fondamentalement : une école de la réflexion et de la rédemption.