Symboles de l’Etat aux Comores – Zemila zahe Daula ya Komori

Ahmed DANIEL. Al Ahdal. Poésie. 2018. 9781980980445

4ème de couverture
Il s’agit d’une poésie comorienne en langue arabe qu’on entend chanter pendant des noces dans les villes comme Wani (Ouani), Mutsamudu, Domoni et Moya… à Anjouan et aussi à Mtsangadua, côte nord de Mayotte. Nombreux sont ceux qui connaissent ces chants par cœur mais personne ne dispose d’un texte écrit. On prétend qu’un manuscrit a circulé entre les transmetteurs de ce genre. Toutefois, malgré mes enquêtes auprès du dernier informateur qui existait, je n’ai pu le retrouver.
Cet article a donc pour objet de présenter un poète Comorien qui a vécu au 19è siècle : سَيِّدُ حَيْدَرُ ابْنِ سَيِّدِ عَيَّالُ آلُ الْمَسِيلَى آلُ بَا عَلَوِي Saïd Haïdar ben Saïd Anyyali Al Masîlâ Âl Bâ ‘Alawî. On n’ignore point que l’ancienne société arabe a eu ses écoles et ses transmetteurs. Ceux-ci sont les auxiliaires indispensables du poète ; ils transmettent la tradition orale. Notre poète a eu ses transmetteurs qui savent ses chants, les chantent à chaque occasion et en font la renommée. Certains transmetteurs s’initient à la composition poétique et s’ils en possèdent le don ou l’inspiration, ils ne peuvent manquer à devenir, à leur tour, poètes comme notre informateur Ahmad ben Saïd Abdallah Sidi Al Ahdal.
Enfin, à l’époque du poète, les transmetteurs lui formaient un groupe voire même un clan au village parmi ceux qui forment l’aristocratie d’origine africaine (Beja ou Bedja), perse ou chirazienne (Al Madua) et arabe (Al Ahdal et Al Bâ ‘Alawî composé des Al Masîlâ, Al Sheikh Abû bakr ben Sâlim, Al Saqâf, etc.) pour propager ses vers et ont dû parfois faire subir à ces chants des modifications au niveau de la déclinaison grammaticale arabe (اَلْإِعْرَاب al-’i‘râb).

L’année des cyclones

Carl DE SOUZA. Éditions de l’Olivier. Roman. 2018. 9782823612530. Sélection Grand Prix du Roman Métis 2018. Sélection Prix du Roman Métis des Lecteurs 2018. Sélection du Prix du Roman Métis. Prix littéraire Athena 2019 de la ville de Saint-Pierre

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4ème de couverture
Cette année-là, la maison des Rozell a résisté au passage dévastateur des cyclones, mais ses occupants ne s’en sont pas remis. Kathleen a quitté le domaine du Piton, abandonné son mari Hans à sa vie solitaire, et emmené leur fille Noémie loin de ce lieu maudit.
Hans, Noémie, Kathleen, chacun à leur manière, reviennent sur l’histoire familiale. La maison coloniale au milieu des champs de canne, un cadet rêveur, une fille au caractère trempé, un aîné brillant, un piano dans le salon, une exploitation sucrière promise à une belle prospérité avec l’arrivée de William Wright, un ingénieur à l’esprit original et séduisant…
Jusqu’au jour où William Wright est découvert à demi-mort dans son pavillon.
L’Année des cyclones est une saisissante saga familiale qui se déroule à l’île Maurice au siècle dernier : trois générations de Rozell y sont emportées par le souffle de l’Histoire, les passions et les sacrifices.

Aimé Césaire, 10 ans déjà !

Patrick SINGAÏNY. L’Esprit du Temps. Essai. 2018. 9782847954326

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4ème de couverture
Dix ans déjà qu’Aimé Césaire nous a quittés. Ce livre hommage est construit autour du très beau texte de sa fille Ina Césaire, La Femme en blanc.
“Césaire est pour moi un grand esprit de la seconde moitié du XXe siècle, avec Nelson Mandela, le Dalaï Lama, Octavio Paz”, clame Edgar Morin dans sa préface à cet hommage d’Aimé Césaire. Et il poursuit : “L’affirmation de la négritude dans la conception césairienne est en elle-même l’affirmation de l’authentique universalité. Elle donne à l’universalité sa concrétude. La négritude n’est pas seulement d’Afrique, elle est aussi planétaire : des descendants d’esclaves des deux Amériques aux noirs immigrés en Europe.”Dix ans déjà qu’Aimé Césaire nous a quittés. Ce livre hommage est construit autour du très beau texte d’Ina Césaire, La Femme en blanc, “témoignage qui frappe par son caractère particulièrement pudique, porté solennellement par une voix bouleversante et des plus légitimes”, souligne Patrick Singaïny.
Préface d’Edgar Morin