Fabien BRIAL

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 La Réunion au fil des cartes
 fabien.brial@wanadoo.fr
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Hugo Pratt, Henri de Monfreid ou Jules Verne ont bercé son enfance tunisienne et son adolescence réunionnaise. Européen et Français par un heureux hasard, Réunionnais par conviction, voyageur par plaisir, il est diplômé de sciences-po, agrégé d’histoire et de géographie et le premier docteur en droit de l’université de La Réunion, où il enseigne aujourd’hui l’aménagement et le tourisme. Membre de la Société de géographie, il rédige plusieurs articles et publié quelques ouvrages de droit, d’histoire et de géographie.

La Réunion au fil des cartes (préface d’Hélène Bernard)
La Réunion, comme vous ne l’avez jamais vue.
33 cartes anciennes commentées.
Les cartographes construisent le monde à partir des moyens scientifiques et des idées de leur époque, comme de leur culture. De l’océan Indien, on ne sait que peu de choses jusqu’aux aventures arabes, puis européennes, qui progressivement permettent différentes représentations des îles et des rivages. En voyageant ainsi à travers le temps et l’espace depuis le XIIème siècel, une île, successivement nommée dira margabini, Santa Appolonia, Mascareigne, Mascarin, England’sforest, Bourbon, Bonaparte puis La Réunion, apparait sous forme de point, puis d’étoile et se dessine ensuite de plus en plus précisément. Ce voyage, accompagné au fil des cartes de la biographie des cartographes, quelquefois familiers de l’île, parfois totalement étrangers à ce territoire, est tout autant un voyage dans le temps qu’un voyage dans l’espace, propice à la rêverie, à la réflexion et à l’évasion.
Cet ouvrage est destiné à un large public. Il a pour objectif de séduire les lecteurs par la beauté des cartes reproduites et d’apporter un éclairage sur le contexte historique et géopolitique des époques abordées. Sa réalisation est le fruit d’une recherche passionnée. L’ouvrage présente trente-trois cartes, datant de 1154 à 2020. Chacune d’elle est accompagnée de la biographie du cartographe, d’une présentation du contexte de l’époque, du récit de la conception de la carte et d’un commentaire sur les éléments qu’elle présente.

Autres publications
Outre-mers français, France d’outre-mer et Europe d’outre-mer : une intégration complexe dans l’espace national et communautaire, Textes et documents, 2011
Sécuriser la ville, in FREYNET F. (dir.), Territorial éditions – Les dossiers d’experts, 2006

Manifestations
2023 Salon du livre Athéna de Saint-Pierre (La Réunion)
2022 Salon du livre péi (Saint-Paul – La Réunion)
2021 Cyclone BD – Festival international du livre et de la bande dessinée (Saint-Denis de La Réunion)
2016 Salon du livre de Paris

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04/05/2018

Pierre BRIAL

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Originaire du Roussillon, Pierre Brial développe très tôt un intérêt combiné pour les sciences, la nature et l’histoire. En 1993, il s’installe à l’Île de La Réunion, où il exerce depuis la profession de géomètre-expert.
À son arrivée sur l’île, il effectue des recherches sur l’histoire naturelle des Mascareignes. Elles conduisent à la rédaction d’un Atlas des Cavernes de l’Île Rodrigues puis, avec le naturaliste Jean-Michel Probst, à la publication des Récits anciens de naturalistes à l’île Bourbon, le premier guide des espèces disparues de La Réunion. Ces premières études l’amènent à s’intéresser à l’histoire particulière du solitaire de La Réunion, oiseau disparu souvent assimilé au Dodo. Il en publie une monographie en 2006 : Le solitaire de La Réunion.
À partir de 2003, son intérêt pour l’histoire le conduit à collaborer en qualité de topographe à des missions archéologiques. C’est ainsi qu’il intervient à plusieurs reprises en Égypte à Alexandrie pour le Centre d’études alexandrines et en Syrie, sur la ville romaine d’Apamée et le site de l’age du Bronze de Nasriyah.
En 2010, il accompagne à La Réunion la création du Service régional d’archéologie, dont il devint un collaborateur régulier, tant sur l’île que sur les autres territoires français de l’océan Indien : Mayotte, Juan de Nova et les îles Australes. Son étude de l’histoire de La Réunion et ses travaux avec les archéologues l’amènent à prendre conscience d’une problématique ancienne et persistante sur l’île, celle des trésors de pirates, qui seraient enfouis quelque part dans ses cavernes ou ses ravines.
Il aborde alors cette question avec un esprit ouvert, partant du principe que ces légendes tellement persistantes et ancrées dans l’imaginaire collectif devaient avoir un fond de vérité. Il fouille ainsi les archives historiques sur la piraterie, remonte aux sources des témoignages sur les testaments, cryptogrammes et autre lettres codées transmises par les chercheurs de trésors, et arpente l’île à la recherche des traces, marques et indices attribués aux forbans. Les découvertes issues de ces recherches sont publiées en 2024 dans Trésors pirates de l’Île Bourbon, aux éditions Feuille Songe.

Trésors pirates de l’île Bourbon – Entre mythes et réalités (4e de couverture du dernier ouvrage)
Des rumeurs concernant des trésors cachés par les pirates circulent depuis fort longtemps sur l’île de La Réunion. Considérées par beaucoup comme fondées, elles donnent régulièrement lieu à des fouilles clandestines.
Paradoxalement, aucune étude s’appuyant sur une véritable recherche historique n’avait été réalisée sur l’origine de cette tradition. Elle a certes fait l’objet de nombreux articles de presse et de quelques publications, ces dernières faites par les chercheurs de trésors eux-mêmes. Ces récits sont plaisants pour qui s’intéresse à l’histoire de l’île mais il est difficile d’y discerner la part de réalité de la part d’imaginaire. Bien que le sujet soit parfois évoqué dans des publications scientifiques, aucun historien ni archéologue n’a produit à ce jour une analyse détaillée de ces légendes pirates.
C’est pour combler cette lacune qu’est née l’idée du livre Trésors pirates de l’île Bourbon, dans lequel sont étudiées les revendications des chasseurs de trésors, en recherchant leur origine et les éléments de vérité historique qu’elles peuvent receler.

Autres publications
– Le Cratère Commerson. Bulletin.SESCR n°1. 1996
– Atlas des Cavernes de l’île Rodrigues. SESCR. 1996
– La Caverne de la Tortue. Bulletin SREPEN n°24. 1998
– Le Dodo Blanc, et autres faits inexpliqués concernant le Solitaire de la Réunion. Bulletin SEOR, n°4. 1998
– La Relation d’Adriaen Martensz Block. Bulletin Soc.Géog.Réunion n°1. 2001
– Observations de Bory de Saint-Vincent sur la faune de La Réunion – 1801-1802. Bulletin Soc.Géog.Réunion, n°1. 2001
– L’expédition de Pierre Dominique Martin au Birket Qarun en janvier 1801. Revue de l’Institut Napoléon, n°193. 2006 – II
– Introduction à la géodésie et au géopositionnement par satellites. En collaboration avec C. Shaalan. 2007
– Plan d’Apamée. Syrie. 2011
– Dembéni, Mayotte (976) – Archéologie swahilie dans un département français. En collaboration avec Stéphane Pradines. Institut français d’archéologie orientale, Nyame Akuma, n°77. 2012
– Les expéditions de Bory de Saint-Vincent et la toponymie du Piton de la Fournaise. Bulletin de l’Académie de l’Île de La Réunion, vol.32, pp. 113-126. 2016
– Saint-Paul Cap Champagne – Notice de prospection archéologique. Co-auteur Morgane Legros. DACOI, Service régional de l’archéologie, bilan scientifique 2011-2015, pp.178-181
– Le Solitaire de La Réunion. Bulletin de l’Académie de l’Île de La Réunion, vol.34, pp. 47-57. 2018
– Saint-Paul, chemin de Bernica – Notice de prospection archéologique. DAC La Réunion, Service de l’archéologie (2019), Bilan Scientifique 2016-2018, pp.68-71
– Saint-Paul, colline de Saint-Gilles – Notice de prospection archéologique. DAC La Réunion, Service de l’archéologie (2019), Bilan Scientifique 2016-2018, pp.72-75
– Juan de Nova. Co-auteurs Virginie Motte & Lucie Vidal. DAC La Réunion, Service de l’archéologie (2019), Bilan Scientifique 2016-2018, pp.108-115.
– La Poudrière de Saint-Gilles. Bulletin de l’Académie de l’Île de La Réunion, vol.35, 2019, pp. 113-118.
– Les systèmes géodésiques utilisés en Égypte. Co-auteurs N. Martin & C. Shaalan. M.-D. Nenna (éd.), Alexandrina 5, CEAlex, Alexandrie, 2020, p. 489-544.
– Une lettre du pirate La Buse au gouverneur Antoine Desforges-Boucher, 25 mars 1724. Bulletin de l’Académie de l’Île de La Réunion, vol.38, pp. 131-135. 2022
– Le naufrage de La Créole. Bulletin de l’Académie de l’Île de La Réunion, vol.39, pp. 146-150. 2023

Manifestations

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25/06/2024

Babou B’JALAH

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Journaliste, activiste de l’éducation populaire, poète-plasticien, auteur-compositeur et interprète, leader du groupe Jala, Willy Techer, dit Babou B’Jalah, est né en 1977 à Saint-Pierre à l’île de La Réunion.
D’origine modeste, sa famille quitte Sainte-Rose pour s’installer au Tampon en 1976. Son père est maçon alors que sa mère est femme de ménage. Les métiers de ses parents ont permis de prendre soin des enfants, notamment une fratrie de cinq garçons dont Willy est l’aîné.
Willy passe son enfance et grandit au Tampon. De 1993 à 1996, il y poursuit ses études au Lycée Roland Garros dans la filière Économique et Social (ES). De 1996 à 1997, il s’octroie une année sabbatique après l’obtention de son baccalauréat. Il travaille comme aide-éducateur à l’école Alfred Isautier de Bérive (Le Tampon) avant de reprendre ses études en 1999. Il obtient un Diplôme Universitaire de Médiations éducative, sociale et culturelle (DUMESC) en 2000, dont il est le major de promotion. En 2001, il obtient sa licence en Sciences de l’Education. Par la suite, il se consacre à l’éducation populaire au sein de l’Association réunionnaise d’éducation populaire (AREP) avant de se joindre à l’association Tangol en tant qu’enquêteur linguistique.
Passionné de journalisme, Willy fait notamment partie de la rédaction du magazine Nout Lang en tant que rédacteur, puis rédacteur en chef. En 2004, il rejoint le journal local Témoignages. Cependant, à la suite d’un mouvement de grève au Témoignages en novembre 2008, Willy quitte définitivement la rédaction. Voulant prendre ses distances avec son île natale et sa famille, il contemple l’idée de s’aventurer hors de La Réunion. Dans un esprit de partage mutuel avec sa femme, elle-même originaire de la Ville Rose, il décide de s’installer à Toulouse en 2010. Il y vivra et y travaillera pendant cinq ans. Durant cet exil volontaire, il écrira trois recueils de fonnkèr  Fonnkër péi déor, Sérial Fonnkézèr, Homo Reunionicus, ainsi qu’une nouvelle en français « 6 place Roger Salengro ». Lus et clamés, ces poèmes et nouvelles ne sont toutefois pas édités. C’est la raison pour laquelle, depuis 2012, il écrit ses fonnkèr sur des galets tout en les disséminant à Toulouse, Marseille, Paris et dans les sentiers les plus hauts de l’île de La Réunion. Après avoir exercé comme journaliste indépendant à Papangue presse, il devient ensuite animateur de formation à la Ligue de l’enseignement – Centre Confédéral en France.
De retour à l’île de La Réunion en 2015, il travaille comme formateur en compétences à l’Association réunionnaise d’Éducation Populaire (AREP) de 2015 à 2016. Depuis 2017, il est formateur référent en animation de projet à l’École de la Deuxième chance. Désormais, il mène de front sa carrière professionnelle et ses projets artistiques qui comprennent l’écriture, les arts plastiques et son combat pour la valorisation du maloya, l’un des deux genres musicaux majeurs de La Réunion.

– Sushma Dusowoth

Titre (4e de couverture du dernier ouvrage)

Manifestations
2025 Athéna – Salon du livre de Saint-Pierre (La Réunion)

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11/10/2025