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Jean-Louis ROBERT. Éditions K’A – Astèr. Poésie. 2007. 9782910791476

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Jean-Louis ROBERT

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4ème de couverture
Chez Jean-Louis Robert, les frontières entre les langues, le français, le créole, mais aussi d’autres idiomes, si elles ne sont plus barrières, ne sont pas pour autant oblitérées, car leur existence est fondatrice et permet le travail linguistique créateur. On se dirige ainsi vers une forme d’universel, de Babel sans confusion, avec des chemins de traverse de langue à langue. Cet universel est situé au-dessus des mots et au-dessus des langues dans leur usage quotidien. Avec la glèbe et la glaise des langues ordinaires, Jean-Louis crée une langue d’or. Il déconstruit et reconstruit, détourne et subvertit.
Humpty Dumpty expliquait à Alice que dans le poème Jabberwocky, le mot (inventé) slithy signifiait à la fois lithe et slimy, c’est-à-dire en même temps « agile » et « vaseux ». Cela donne une idée du travail de notre auteur, mais chez Jean-Louis, le mot-valise, qu’il affectionne, est bien autre chose qu’un procédé littéraire. Il est dans la logique du mélange : d’ailleurs, en anglais on dit aussi blending, autrement dit « mélange », pour désigner le mot-valise. Or ici le mélange s’inscrit dans l’acte même d’écriture, il est fondateur. Ce mélange constructeur, ce « mélangue », va bien au-delà des mots, puisqu’il implique les langues mêmes, le créole et le français, et d’autres ankor.