Archives de catégorie : La Réunion (France)

Run Rock

Emmanuel GENVRIN. Théâtre Vollard. Théâtre. 1988

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Théâtre Vollard

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Théâtre Vollard

4ème de couverture
En 2050, un volcan surgit au sud de l’océan Indien. Le site est interdit par la gendarmerie mais un premier groupe, autour du rasta Cimarron, réussit à s’établir, bientôt rejoint par une famille de colons, les Payen.
« J’avais achevé le texte en janvier 1987, quelques semaines avant le lancement d’une pétition pour le maintien de Vollard au Grand Marché. Nous étions littéralement sous pression, avions ” occupé ” le théâtre pendant les répétitions et l’autorisation de jouer n’était arrivée qu’à la veille de la première ! Je voulais décrire les comportements des Réunionnais en Afrique, en Nouvelle-Calédonie et surtout à Madagascar où une expérience d’implantation d’agriculteurs à la Sakay avait mal fini. Baguette (taille : 2 m 10) joua aux côtés d’Arnaud Dormeuil (taille : 1 m 40), Laurent Segelstein peignit les décors et Jean-Luc Trulès composa une partition rock dont des extraits sont encore aujourd’hui au répertoire de Tropicadéro. Cette année-là, une éruption volcanique agrandit La Réunion d’une dizaine d’hectares. À qui appartenaient ces terres nouvelles de la Pointe de la Table ? Étaient-elles françaises ? Le Théâtre Vollard se les appropria et les distribua à son public. À chaque représentation de Run Rock, un tirage au sort attribuait aux spectateurs un morceau de lave et un titre de propriété. Une journée de « prise de possession » eut lieu le 1er juin 1987 avec levée des couleurs (empruntées aux pompiers de Saint-Denis !), pique-nique républicain, construction d’un poste de douane, d’une stèle et pose de la première pierre du Centre dramatique de La Réunion ! Ce style de spectacle était trop dépendant d’un fonctionnement de compagnie. Après 1987, les comédiens permanents deviendront intermittents du spectacle et permettront d’élargir la distribution. En 2001 la pièce est reprise par des jeunes de l’association Icare de Saint Pierre. »
Emmanuel Genvrin

Le peintre et la rose

Isabelle HOARAU (Texte) – Jean-François IZARD (Illustrations). Orphie. Album jeunesse. 1988

Présentation de l’auteur
Un peintre recherche la perfection à travers ses œuvres, mais celle-ci le fuit jusqu’à ce qu’enfin, elle le visite dans ses rêves, et lorsqu’il arrive à sa dernière peinture, elle est là sous son pinceau, lui offrant une merveilleuse surprise.

L’île-femme – Poésie réunionnaise au féminin

Jean-François SAMLONG – Agnès GUENEAU – Collectif. Union de défense de l’identité réunionnaise (Udir). Poésie. 1987

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Union de défense de l’identité réunionnaise (Udir)

4ème de couverture
Cet ouvrage rassemble plus de deux cents poésies écrites par plus de quarante Réunionnaises, dont la célèbre Célimène, née en 1806 du côté de la Saline, sur la côte Ouest de la Réunion. On y trouve aussi des œuvres contemporaines, de Claire Karm ou Jacqueline Farreyrol, en passant par Madeleine Mallet ou Marie-Ange Velonaly

Les auteurs
Isabelle HOARAU pour Exotisme, Tsilaosa, Fantasme, Danse et Cyclone

Soleillade

Isabelle HOARAU (Texte) – Gérard JOLY (Illustrations). Union pour la défense de l’identité réunionnaise (UDIR) – Anchaing. Poésie. 1987

Présentation de l’auteur
Sous les rayons du soleil oblique, les poèmes fusent, emplis de voyages intérieurs, de rencontre avec la fulgurance de la nature tropicale. Un retour aux origines entre fantasmes et rêveries.

Nina Ségamour

Emmanuel GENVRIN. Théâtre Vollard. Théâtre. 1986

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Théâtre Vollard

4ème de couverture
La jeune Créole Nina a seize ans lorsqu’elle devient Miss Bourbon 1940. Elle connaît Paris sous la botte allemande. Rapatriée, elle se prête à la propagande vichyste. L’arrivée du Léopard (contre-torpilleur de la France Libre) la chasse de nouveau vers la métropole où un lointain fiancé la retrouve et l’assassine.
« Après les ” bons sentiments ” de Marie Dessembre, j’ai voulu exposer les travers réunionnais, le goût pour les apparences, les voitures, les commérages, l’argent facile… J’ai mis en scène des personnages antipathiques mais, au fil du spectacle, César, l’amoureux éconduit, est devenu touchant. Et Nina était trop séduisante ! Grâce à des scènes d’anthologie (les commères, l’auto-stop) et à des passages interactifs (l’assemblée générale, le bal la poussière, le défilé de miss), grâce aux chansons du spectacle le succès a été immédiat. Le décor était celui de l’Hôtel Métropole qui rappelait l’ancien Hôtel d’Europe de Saint-Denis avec son grand orchestre des Créol’s dont Tropicadéro ou Vollard Combo continuent d’interpréter des ségas devenus standards : Batay-batay, séga Lespor, César le Rhum, Gro zozo…». La pièce est venue opportunément renflouer les caisses de la compagnie chaque fois qu’elle en avait besoin, notamment en 1993 au sortir de Millenium et de la grève de la faim : le public a répondu présent alors que, harcelée par les médias et les autorités, la troupe était donnée pour moribonde. Précédemment en 1987, on jouait Nina quand nous avons appris notre expulsion du Grand Marché : la salle était pleine, les pétitions (6000 signatures) ont commencé le soir même. Enfin, Nina a donné à la troupe l’occasion de faire ses premières tournées et de se faire connaitre en métropole. En juillet 1983 à Martigues il y eut à la même table André Ginzburger, tourneur, Philippe Thiry de l’ONDA et René Gachet, inspecteur des théâtres. Sur les 3, deux ont cru en nous et nous ont aidé : Thiry et Ginz, devenu un ami depuis. En 2000, les lycéens du Butor (Saint Denis) ont repris la pièce sous la direction de Claude Besson. De 1995 à 2001 Kari Vollard a remis en scène les “commères” ainsi que différentes chansons du spectacle, César, Séga Lespor ou Batay batay, jouées également dans le répertoire de Tropicadéro ou Vollard Combo.
Emmanuel Genvrin