Éric MAGAMOOTOO. Riveneuve. Biographie. 2025. 9782360137336
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Riveneuve
Éric MAGAMOOTOO
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4e de couverture
L’autobiographie d’un enfant de la Réunion, né dans un bidonville d’une mère descendante d’esclave malgache et d’un père issu d’une famille indienne « engagée », qui par l
a lecture, l’amour et l’effort devient avocat. Un regard sans concession mais plein d’espoir pour la société post-coloniale et multiculturelle de la
France outre-mer.
Un parcours extraordinaire d’un enfant du bidonville devenu avocat à La Réunion, une plongée dans les années 50 et 60 à La Réunion, riche en détails marquant pour un enfant sensible, une biographie écrite sans animosité mais avec tact et qui se lit comme un roman, un témoignage de première main sur la société post-coloniale, les blessures de l’esclavage, de « l’engagisme” » et du déclassement social, une préface d’un grand témoin : universitaire, éditeur et homme de l’art
Préface de Mario Serviable
« Ma dresse aou mon z’enfant », telle était la mission des parents du petit Éric, une œuvre de dressage plus que d’éducation. Ils restaient coincés entre le grondement des volcans, le souffle des cyclones et les peurs d’un passé caché, enfui, honteux : l’esclavage, l’engagisme, le déclassement social.
Enfant des bidonvilles, l’imaginaire fut son salut. Chap lo mail (« échappe aux mailles du filet, échappe à ton destin ! »). Son estomac souvent vide se nourrissait des odeurs sublimes des caris, des rougails cuits au feu de bois dans une cuisine sommaire où sa mère s’appliquait à roussir gingembre, piment rouge, curcuma, coriandre et autres épices d’Inde, d’Afrique et de Chine. Il connut une enfance au bord des malheurs, mais libre de courir et de saisir, au détour d’une rue, des scènes de vie, des mythes, des paroles du dehors.
Le hasard d’une phrase lancée par un professeur le sauvera : « Allez voir le film Zazie dans le métro. » Le cinéma fera alors irruption dans sa vie, puis viendra la passion des livres.
Si l’auteur a souffert d’être le fils d’une mère descendant d’esclaves et d’un père fils d’engagé indien, d’être noir dans une société d’ordre colonial qui bannissait le créole, il a finalement trouvé sa voie, sans haine ni reproche. Mais ce voyage vers Ithaque, comme dans l’Odyssée, ne fut possible que par la culture et la grâce des Dieux.