Archives de catégorie : La Réunion (France)

Monsieur Oscar

Daniel LAURET. Ibis Rouge. 2004. Roman. 9782844502308

Ibis Rouge

Acheter
Librairie Autrement
Librairie Gerard

4ème de couverture
Une visite à son oncle Rosario à Tahon-les-Vosges, replonge Bastien dans son enfance, à La Réunion, dans le petit village de l’Entre-Deux, chez son grand-père. Un roman qui peut se lire comme une auto fiction ou comme un témoignage, un regard d’enfance sur l’avènement d’une société forcée de se dégager des pesanteurs esclavagistes pour intégrer un autre système de valeurs, des principes égalitaires livrés dans le même colis postal que la départementalisation et les salaires de la fonction publique.

Extrait : Monsieur Oscar m’accueillait pour soulager mes parents. Il a bien vu que j’étais abandonné à la tristesse. Il m’a installé sur ses genoux et il m’a juré que je faisais partie de ce qui lui restait au monde. Il m’a expliqué que la famille c’est d’abord les grands-parents puisqu’ils sont plus grands que les parents. De toute façon, à l’arrière, il ne restait plus que lui. Les autres, le pépé Ti-Jules, la Mémène de son vrai nom Philomène, la mamie Léontine, ils avaient baissé trop vite. Sauf sur les photos qui les montraient toujours fringants en uniforme de soldat ou robes de dentelles.

Ce premier roman a valu à l’auteur, en septembre 2004, une participation à l’émission littéraire Le bateau livre (Rédacteur en chef Laurent Seksik, animateur Frédéric Ferney) sur TV5, avec Eugène Nicole, ( L’œuvre des mers, Gallimard), Daniel Maximin (Tu, c’est l’enfance, Gallimard) et Fabienne Kanor (D’eaux douces, Gallimard).

Le créole de la réussite

Daniel LAURET. Éditions du Tramail – Recherches universitaires réunionnaises. 1991. Essai. 9782908344073

Présentation de l’auteur
Ce travail reprend la thèse Créole et école : problèmes et perspectives soutenue en février 1985 à Aix-en-Provence. Il questionne la part du linguistique dans l’échec scolaire à la Réunion dans le but de proposer des pistes de remédiation pédagogique. 1° partie.) Analyse du statut des langues à l’école. « La guerre des langues » est resituée dans la globalité d’un contexte réunionnais « ambigu » et « paradoxal » ; 2°) Recensement des représentations les plus répandues à l’égard du créole. Une synthèse des travaux sur l’importance de la langue maternelle et les bénéfices d’une éducation bilingue vient montrer la fragilité des arguments contre une prise en compte de la langue de l’élève dans l’enseignement. 3°) Une analyse de pratiques pédagogiques observées montre les limites de l’enseignement du français tel qu’il est enseigné. 4°) Sur la base d’un « double droit » à la langue et à la culture (perspective interculturelle), la dernière partie esquisse le cadre d’une éducation bilingue simultanée (vs consécutive) où la reconnaissance et la valorisation du créole – en complémentarité (pédagogie comparative) avec une pédagogie (rénovée) du français, prenant notamment appui sur les principes et démarches de l’enseignement du français langue seconde – permettraient à l’enfant d’accéder à un « bilinguisme additif ».

Pour les bravos de l’empire – L’île de la Réunion des années 1939-1945

Jean-François SAMLONG. Jacaranda – La Réunion et son histoire. Roman. 1987. 9782904470059

Acheter
Librairie Autrement
Librairie Gerard

4ème de couverture
Le gouverneur Aubert était considéré par tous comme l’empereur de l’île. C’était un homme froid, orgueilleux, autoritaire, et ce soir-là, en offrant le premier banquet de l’année aux notables de la ville, il savait pertinemment que tous seraient à ses pieds. Il attendait ses invités, un petit sourire narquois au coin des lèvres, plus sûr de lui que jamais. L’Italie était entrée en guerre contre la France qui s’écroulait sous la mitraille des blindés allemands. Là-bas, c’était le fracas de la guerre et de la défaite, ici l’attente d’un triomphe et l’on savourait le feu intérieur du patriotisme. Les médailles et décorations, celles de 14-18, fleurissaient sur la poitrine des Anciens Combattants. Quant aux jeunes, ils n’attendaient qu’un seul mot d’ordre pour se jeter dans la bataille. Les filles brodaient sur de fins mouchoirs le prénom de leur fiancé, en écoutant d’une oreille attentive le cri de guerre lancé sur Radio Saint-Denis par une voix nasillarde.