Ch@peau noir – Tome 1 – Rat

RAFALLY (Scénario) – NARY (Dessins) – Jérôme ALVAREZ (Couleurs). Des Bulles dans l’Océan – Imaziner Austral. BD. 2017. 9782919069392

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Des Bulles dans l’Océan
RAFALLY

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Le Repaire de la Murène
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4ème de couverture
Koto, métisse ivoirien de mère malgache, est un jeune cyber-escroc de 15 ans. Avec Mamadou son complice, ils arnaquent des gens sur Internet pour les dépouiller sans vergogne. L’anonymat du numérique rend impossible le discernement de leurs proies. Leur terrain de chasse : Facebook, Skype, les sites marchands et… les sites de rencontre.
Un thriller haletant qui nous emmène à Abidjan en passant par Antananarivo et Paris mené de mains de maitres par deux jeunes auteurs malgaches pour qui c’est une première en bande dessinée mais aussi la première fois que ce sujet d’actualités est abordé dans le 9e art.
Le « Phishing » n’est-il pas un Art également

Coffret
Ch@peau noir – Tomes 1 et 2 – Coffret. RAFALLY (Scénario) – NARY (Dessins) – Jérôme ALVAREZ (Couleurs). Des Bulles dans l’Océan – Imaziner Austral. BD. 2018. 9782919069644

Les révélations du Grand Océan – Livre V – les avènements sidéraux

Jules HERMANN (Texte) – Nicolas GÉRODOU (Directeur de la réédition). Le corridor bleu. Essai. 2017 (1927). 9782914033718

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Le corridor bleu
Nicolas GÉRODOU

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4ème de couverture
Chef-d’œuvre inconnu de la littérature réunionnaise, les Révélations du Grand océan forment le testament spirituel de Jules Hermann. Acteur majeur de la vie politique, culturelle et scientifique au tournant du vingtième siècle, ce singulier personnage fut tour à tour notaire et historien, maire de Saint-Pierre et éphémère président du Conseil régional, ardent polémiste et défenseur avant l’heure de l’identité réunionnaise, voire de l’autonomie politique de l’île, Hermann est avant tout un merveilleux écrivain polygraphe, un penseur iconoclaste. L’île deviendra, dans sa pensée, l’ultime vestige d’une civilisation disparue, et de son continent invisible, la Lémurie. La lecture des « merveilleux dictionnaires » franco-malgaches des Révérends Pères achève de convaincre Jules de cette première révélation : la langue maternelle créole est, avec le malgache qui l’a enfantée, la dernière relique de la langue originelle de l’humanité.
À partir de cette méditation des langues, Hermann invente une extraordinaire utopie linguistique, un langage imaginaire et universel, qui lui permet de lire, dans les noms de la carte du monde, les fragments de l’épopée préhistorique du peuple lémurien, parti à la conquête de la planète à bord de continents en dérive… Premier livre des Révélations, Les Avènements sidéraux sont un avatar postmoderne du récit de science-fiction. Pas de descriptions d’un univers de fantaisie, comme dans la Lémurie de Cendrars, ou celle de Chazal, mais une enquête ponctuée de tonitruantes révélations, où l’on voit l’auteur mener une enquête scrupuleuse, se lancer à la recherche de la préhistoire perdue de l’humanité — sans doute aussi de la sienne propre.
Travaillé par un eros scientifique, cet austère rationaliste sera amené à accepter les sidérantes visions que lui procure la rêverie savante. Qu’il tente en effet de recouvrer la parole perdue de l’enfance par« la langue des nénénes », ou qu’il élabore une vision renversante du viol primitif de la planète par « un corps errant dans l’espace », Jules Hermann ouvre, dans ses sidérations, la porte au rêve du grand lecteur, à l’éblouissant imaginaire des sciences — dont il aura été le poète explorateur.
Édition établie par Nicolas Gérodou.

Les révélations du Grand Océan – Livre II et III – Le langage de la France

Jules HERMANN (Texte) – Nicolas GÉRODOU (Directeur de la réédition). Le corridor bleu. Essai. 2017 (1927). 9782914033725

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4ème de couverture
Continent englouti de la littérature indianocéanique, les Révélations du Grand Océan cartographient l’extraordinaire rêve éveillé que le Réunionnais Jules Hermann (1845-1924) aura poursuivi sa vie durant.
Le Langage primitif de la France et Le Langage moderne de la France, second et troisième livres des Révélations, reposent sur des principes que Pérec et tout l’Oulipo n’auraient pas reniés : après la sidérante cosmogonie du Livre I, les livres jumeaux II et III constituent une tentative délirante de dictionnaire universel. Scrutant le globe à la loupe, accumulant les rubriques consacrées aux noms de la carte du monde, qu’il traduit de la langue préhistorique grâce aux « merveilleux dictionnaires malgaches » des Révérends Pères de Bourbon, Hermann met au jour les bribes et les fragments d’un Grand Récit de l’Empire lémurien.
Comme dans la tradition malgache, chaque nom de lieu, loin de se contenter de désigner un point géographique, va tenter de le décrire et de le signifier par un pli de la langue magique : motivation secrète et comme proustienne des toponymes, qui fournissent les dernières traces d’une histoire des Préhistoriques. La découverte est enivrante pour l’auteur, qui voit proliférer sur le planisphère autant de micro-récits que de noms, et se met à lire la légende des Lémuriens, partis de Madagascar et de Bourbon à la conquête de la Gaule et du monde.
Partout les traces, attestées par les dictionnaires et les coïncidences par trop extraordinaires, de la colonisation planétaire des hommes du Grand Océan – jusqu’aux Gaulois d’Hermann, qui, ironie de l’histoire, parlaient la langue des ancêtres malgaches ! Et quand le récit se reflète lui-même dans un bonheur d’écriture, il se rapproche fort d’un poème sur le bout de la langue : « Russie, de rotsy, cuir (de Russie) »… À la manière du Glossaire, j’y serre mes gloses de Leiris, Le Langage de la France est à la fois une merveilleuse imposture littéraire et une déclaration d’amour au langage, un Grand Jeu analogique où les mythes se tissent d’eux-mêmes sous l’œil médusé de l’oncle Jules, qui s’empresse de retranscrire dans l’ivresse cette histoire invisible.
Édition établie par Nicolas Gérodou.