Sylvie VINCENT-EUDOR

Auteure


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Sylvie Vincent-Eudor est une auteure réunionnaise née en 1970. Elle est en poste au sein de l’ensemble scolaire Lasalle Saint-Charles à Saint-Pierre où elle exerce depuis une vingtaine d’années.
Ayant suivi des études de lettres modernes à l’université de La Réunion de 1989 à 1994, l’écriture est, comme elle aime le dire : « un moyen de s’entretenir un peu plus longuement avec les autres… »
Elle écrit son premier roman Yvan en quelques mois mais il ne paraît que dix ans plus tard en 2024 aux éditions Orphie. C’est en participant, par deux fois, à des plateformes d’écriture (une première fois avec Eric Emmanuel Schmitt et une deuxième fois sous la houlette de Bernard Werber) que l’idée de publier Yvan lui vient.
Ces master-classes d’écriture lui permettent aussi de publier deux nouvelles sur les sites Kobo Rakuten : Bertha et Hosni. Cette dernière est sélectionnée parmi les vingt meilleurs écrits du recueil de nouvelles que la plateforme The Artist Academy publie sur le site de la FNAC.
Dans son roman Yvan, il est question de la vie romancée de son père, sorte d’autofiction sur fond historique où le fantastique intervient par moments.
Yvan fait revivre une époque et un parcours de vie commun à bien des Réunionnais, surtout ceux qui participent aux guerres d’Indochine et d’Algérie. L’auteure souhaite rendre hommage à tous ces « enfants » des colonies françaises partis de chez eux pour échapper à la misère et qui se retrouvent à se battre en Indochine et en Algérie.
Rien n’est oublié de la vie d’autrefois à l’Île de La Réunion. Les pratiques culinaires savoureuses et une langue vernaculaire aux sonorités mélodieuses mettent en exergue le quotidien d’autrefois des gens qui vivent pourtant dans la pauvreté mais dont le bonheur, pourtant succinct, est entier.

 Yvan (4e de couverture du dernier ouvrage)
« Nous étions en 1953. C’était un mercredi, le 13 juin, très exactement. J’eus un pincement au cœur, et je me demandais si j’allais revenir dans mon île, un jour. Contre toute attente, mon âme déborda dans des flots de larmes que je ne contenais plus. C’était parce que j’avais eu tout à coup, la sensation qu’on m’arrachait à quelque chose. Et pourtant, cela avait été mon choix. Ô jeunesse tendre et si paradoxale ! Lorsque la source de mes pleurs se fut perdue dans l’écume salée du sillage laissé par le navire, lorsque mon île ne fut plus qu’un point, le deuil de mon ancienne vie fut fait. »
Partir à tout prix. C’était le rêve d’Yvan. Partir pour grandir, mais à quel prix ?

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24/04/2024