Hölderin au miroir

Ivar CH’VAVAR. Le corridor bleu. Poésie. 2020 (2004). 9791029804489

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Le corridor bleu
Ivar CH’VAVAR

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4ème de couverture
En 1995 Ivar Ch’Vavar trouve (comme sur son chemin) un titre, Hölderlin au mirador. Ce titre n’a pas de signification (et n’en a pas encore trouvée, après vingt-cinq ans) mais Ivar Ch’Vavar le prend
comme un signal, celui qui lance la grande entreprise dont il rêve : écrire un poème au long cours sans rien en savoir d’avance, courant sa chance en prenant tous les risques, y compris celui de l’échec.
Toutes règles seront abolies, sans parler des « convenances ». Mais deux options sont prises :
– que le poème soit marqué d’un esprit collectif ;
– qu’il soit fortement oral et musical : qu’il puisse être porté par la voix.
Cependant, il faut qu’il fasse entendre un son vraiment nouveau, et pour cela Ivar Ch’Vavar va l’écrire dans un mètre radicalement arythmique, qui oblige à remettre la musique en jeu à chaque pas ; non seulement pour l’auteur, mais le lecteur aura à son tour à « interpréter » le texte un peu comme une partition, et qui dit « interprétation » dit qu’il aura, ce lecteur, des choix à faire, une difficile liberté à assumer.
Ce mètre, c’est le vers arithmonyme, déterminé par le nombre des mots (tous les vers de Hölderlin au mirador ont onze mots).
Nous espérons donc que cette troisième édition, présentée avec chaleur par Yves di Manno, sera l’occasion pour le poème de trouver avec de nouveaux lecteurs, de nouveaux proférateurs.
1ère édition en 2004 et 2ème édition en 2013.

Pour la beauté du geste

Bernard AMY (Traducion). Le corridor bleu. Essai. 2019. 9782914033817

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Bernard AMY

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4ème de couverture
Du plus petit au plus complexe, quelque dix mille geste de l’existence nous relient au monde. Rechercher le geste juste en toute occasion permet alors d’être en accord avec nous-même autant qu’éprouver le principe d’harmonie qui guide le réel.
Bernard Amy propose d’élucider la question du geste juste en convoquant la physique moderne, les sciences cognitives, le yoga, la danse ou encore l’alpinisme.
Pour la beauté du geste, qui se présente à la fois comme une enquête et comme une méditation, invite à mettre au centre de notre attention ce que nous faisons et la manière dont nous le faisons. Parfaire un geste permet de jouir de sa perfection. Et parce que le beau geste est dans le monde, en nous faisant agir avec le monde, il nous place au cœur du monde.

Shijing – Le grand recueil

Pierre VINCLAIR (Traducion). Le corridor bleu. Poésie. 2019. 9782914033794

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Pierre VINCLAIR

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4ème de couverture
Le Shijing 詩經 est un monde. Dans cette anthologie classique de poésie chinoise, on croise des amoureux et des fondateurs de dynastie, des plantes exotiques et des animaux légendaires, des reines machiavéliques et des conseillers qui chuchotent, des montagnes gravies par des chevaux puissants, des châteaux assaillis et des empires qui s’écroulent. Ces poèmes relèvent, pour certains, de la comptine populaire, pour d’autres de l’épopée guerrière, ou encore de la poésie de cour, de l’idylle pastorale ou des formules magiques. Une poésie tour à tour amoureuse, botanique, historique, politique, chamanique, qui synthétise la pensée de toute une civilisation : le Shijing est non seulement la source première de toute la littérature chinoise, mais aussi l’un des cinq classiques fondateurs du corpus confucéen.
Retranscrit « Cheu King » au temps des Jésuites, que l’on rend généralement en français par « Livre des odes », parfois « Canon de la poésie » ou « Classique des vers », le Shijing est la première anthologie de poésie que la Chine ait connue. Elle renferme trois cent cinq poèmes qui, selon la tradition, auraient été compilés par Confucius lui-même (entre 551 et 479 av. J.-C.), et remontent à une période antérieure de plusieurs siècles qui s’étend du début de la dynastie des Zhou (vers – 1100), pour les plus anciens, à l’époque des Royaumes combattants (entre 840 et 620 av. J.-C.).
La traduction présentée ici par le poète Pierre Vinclair est une prouesse : dans des vers dont l’élégante concision réinvente pour le français contemporain un équivalent du chinois classique, il nous propose, pour la première fois, une expérience véritablement poétique de ce monument de la littérature universelle.
Traduction de Pierre Vinclair, poète et spécialiste de littérature asiatique.
Introduction d’Ivan Ruviditch, docteur en études chinoises et maître de conférences en littérature comparée à l’Université normale de Shanghaï