Éditions Poisson Rouge.oi


Éditrice : Colette Berthier

Éditions Poisson Rouge.oi

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editionspoissonrouge@orange.fr

Maison d’édition créée en 2006 à La Réunion

Diffusée et distribuée à La Réunion, en métropole et dans le monde par Hachette

Siège social

1 rue Emile Hugot – 97490 Sainte-Clotilde (La Réunion)

+262 (0)262 21 24 52

SIRET – 488 178 997 00018

Présentation de la maison d’édition

Les Éditions Poisson Rouge.oi sont basées à La Réunion et publient la littérature de l’océan Indien : romans, nouvelles, histoire, poésie ….

Ma plus grande douleur sera de ne pas pouvoir te secourir
Vertige
Ranavalona III – Dernière reine de Madagascar
Zoreil chapé – L’enfer c’est les filles
Lom-kok – L’homme-coq – Huit nouvelles bilingues
Tropical dérapage immobile – Poésies et dessins
Paroles de kabary – Une anthologie de la parole à Madagascar
Esclavagisme et engagisme à La Réunion et à Maurice
Les plantes toxiques et dangereuses de l’île de La Réunion

Ma plus grande douleur sera de ne pas pouvoir te secourir

Nathalie HERMINE. Éditions Poisson Rouge.oi. Nouvelles. 2021. 9791090588301

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Nathalie HERMINE

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4ème de couverture
Quelle phrase énigmatique ! La plus grande de toutes les douleurs serait donc de ne pouvoir remédier à celle de l’autre, à celle d’un très proche même, et qui vous a meurtri… Dans cette citation d’Evariste de Parny, il s’agit d’une fille qui parle à sa mère, une mère qui vient de la vendre en esclavage.
Le ton de ces six nouvelles est ainsi donné, la douleur est toujours en fond de tableau, douleurs anciennes et présentes, mémoires blessées qui se reconnaissent, qui génèrent parfois des comportements étranges. La plupart de ces histoires ont l’île de La Réunion pour ancrage, plusieurs vont et viennent entre métropole et monde colonial.
Six nouvelles
100 francs CFA
Nadine revient chez sa mère dans les Hauts de La Réunion après six d’absence. Les sensations reviennent, les souvenirs remontent d’une époque où il fallait « trape la lune ek les dents », vivre l’infâme et malgré tout progresser.
De l’ordre s’il vous plait
Rejeton d’une double lignée coloniale de bâtisseurs d’industrie, finalement ruinés, Hadrien s’est faché avec sa mère. En visitant l’ancienne usine, il s’effondre en pleurs devant les injonctions de simples plaques d’émail, résurgences du monde disciplinaire qu’il a connu enfant. Parti à La Réunion en touriste, il trouve une île en ébullition et se laisse fasciner par la jeunesse insurgée.
Hébron
Une jeune femme musulmane originaire de La Réunion est Volontaire pour la paix à Hébron. Il s’agit de se tenir aux cotés des Palestiniens dans cette ville dont le centre est occupé par les colons israéliens. Au rythme des couvre-feux et des check-point, la peur s’installe, la volonté s’épuise.
Taque baro, Liline
Le vieux monsieur Moutou est aux urgences, il a attrapé le chikungunya lors d’une sortie dominicale. Déboussolés, les médecins entrouvrent la porte aux tisaneurs tandis que la gendarmerie fait la chasse à l’eau stagnante. Ce n’est certainement pas dans la cour des Moutou qu’ils vont en trouver. Et Micheline Moutou leur ferme la porte au nez. L’élégante Malbaraise qui règne sur le club de troisième âge vacille à l’annonce du décès de son mari, subitement cernée d’une nuée d’uniformes bleus.
Le verbe se fit chair
Une jeune archéologue intervient sur l’archéologie de l’esclavage colonial au musée du quai Branly. Elle introduit son propos par la chanson IX du recueil des Chansons madécasses. Émue, elle raconte comment le cyclone Gamède a exhumé des ossements humains près du cimetière marin de Saint-Paul et comment la vénération pour les morts trouble les fouilles archéologiques.
Ombres chinoises
Malia et Lou sont amies depuis le lycée, étudiantes en art, elles créent au gré des évènements. Du mémorial de l’abolition de l’esclavage à Nantes à la prison Juliette Dodu de Saint-Denis de la Réunion, en passant par le festival Pan de mur de Roanne, elles poursuivent leurs projets. De rencontres en révélations l’oeuvre avance mais leur amitié se fracasse finalement sur la violence de la performance artistique.

Vertige

Pierre-Louis RIVIÈRE. Poisson Rouge.oi. Roman. 2020. 9791090588196. Finaliste du Prix Vanille 2020 – Oeuvre de fiction – Prix Flamboyant des Lecteurs 2020 – Livre réyoné

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4ème de couverture
Un cadavre inconnu affleure au fond du trou, encore prisonnier de la terre rouge, dans le champ qui s’étend jusqu’à l’ombre liquide du sous-bois. S’éloignant dans les profondeurs vertes de la forêt, Joseph voit surgir la maison, avec la sensation déraisonnable de ne pas être seul. Il connait ce genre de maison des hauts où il a passé ses étés d’enfant avec sa sœur Agathe et il finit par s’y installer. Un matin ses doigts déchirent le papier d’un tiroir, faisant apparaître une lettre et quelques vieilles photos. Et Joseph se lance sur les traces d’Henriette T, cette femme belle et provocante qui reconnait ses péchés et assume son malheur.

Ranavalona III – Dernière reine de Madagascar

Jean-Claude LEGROS. Éditions Poisson Rouge.oi. Biographie. 2020 (2018). 9791090588226 (version standard) – 9791090588233 (version de luxe)

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Whoops! It looks like you forgot to specify an icon. Jean-Claude LEGROS

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4ème de couverture
Choisie pour régner au gré des intrigues du Palais Royal d’Antananarivo, la princesse Razafindrahety épousa le Premier ministre Rainilaiarivony et fut proclamée reine sous le nom de Ranavalona III. C’était le 22 novembre 1883, jour de son vingt-deuxième anniversaire.
Madagascar était déjà en lutte contre les forces françaises et dès 1885 la jeune reine fut contrainte d’accepter leur domination. Dix ans plus tard, la capitale est investie, le Premier ministre capitule et meurt en exil, Ranavalona est quasiment prisonnière dans son propre palais.
En 1896, Madagascar est déclarée colonie française et le général Gallieni obtient les pleins pouvoirs. Il abolit la royauté malgache et oblige la reine à démissionner. Commence alors un exil de vingt ans, d’abord à La Réunion, puis à Alger où elle meurt en 1917.
La biographie de cette reine malmenée par l’histoire s’appuie sur une riche iconographie. Dès le début de son règne des photographes ont fait son portrait et saisi quelques événements, d’autres l’ont suivie dans la vie mondaine des colonies et de la France de la « Belle Époque ».
Cet ouvrage a bénéficié d’une aide à la publication du dispositif d’aides aux entreprises culturelles de la Région Réunion.

1ère édition
Ranavalona III – Dernière reine de Madagascar. Jean-Claude LEGROS. Éditions Poisson Rouge.oi. Biographie. 2018. 9791090588134

Ranavalona III – Dernière reine de Madagascar Jean-Claude LEGROS. Poisson Rouge.oi. Biographie. 2018. 9791090588134

Zoreil chapé – L’enfer c’est les filles

Matthieu CHALANGE. Éditions Poisson Rouge.oi. Roman. 2019. 9791090588172

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Présentation de l’ouvrage
À presque trente ans, Julien Madelin est un zoreil chapé, un métropolitain qui tente d’échapper, via l’insularité, à une vie jugée morose. Mais la vie n’est guère plus facile à La Réunion. Dans son désœuvrement, il se considère comme investi (par qui, pourquoi ?) d’une mission quasi-divine : sortir les filles qu’il rencontre de leur misère affective et sexuelle. Il parcourt ainsi le sud de La Réunion comme un mec qui cherche, un putain de dragueur des plages, diront certaines. Et aussi un observateur affuté de la vie réunionnaise.

Lom-kok – L’homme-coq – Huit nouvelles bilingues

Vincent CONSTANTIN. Éditions Poisson Rouge.oi. Nouvelles. 2018. 9791090588141

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Extrait de la nouvelle Lo zo dann vavang – Les os vagabonds dans le recueil Lom-kok, p. 40.
Version originale en créole : « Dopi in sèrtin tan, mi oi lo mor dann mon rèv. Zot kor lé an zosay, zot figir lé an diab, zot bous i kim, é kan zot i kri, zot kro i briy dann la nuit. Dann mon li, mi bouz in bonpé, mi kri, mi transpir. Lé si tan tèlman for mi gingn pi dor koté mon madam. Moin la koz sa èk dévinèr. Li la done amoin in priyèr pou pèr Jean, in névèn èk in tizane. Mé la dovni pli pir ankor. Bann mor i rant an bébèt, i rant an danzéré dann mon rèv. La zourné, mi mazine azot. É si mi fèrm mon zié, mi oi banna an grèn dofé dovan moin. I fatig amoin bonpé, i done lanvi suiv la tras mon papa, mon dada èk mon garson. É la vi té i fatig amoin déza. Kan mi sar rant dann simitièr, mi voudré noiy dann la tèr pou fini èk tou sa la. Dévinèr la di lé la tèr simitièr i kri dann mon rèv, lé bann zansèt i rod pou aral amoin dann péi anba. Moin la di èk li lété pétèt mon papa, mon dada èk mon garson. Li la trap in pongné la tèr simitièr. Navé la sann zansèt dédan. Aforstan antèr lo mor si lo mor, aforstan savir la tèr, lé blizé la sann gramoun i romont anlèr. Donk, li la trap in pongné la tèr, é li la larg sa dovan moin. Olèrk tonb dirèk atèr, la désand é, mèm tan, la tourn troi foi otour d’moin. Dévinèr la di :  » Lé pa out papa, out dada oubien out garson ; lé bann zansèt i vé out kor pou zofrand. »

Traduction en français : « Depuis un certain temps, je vois des morts dans mes rêves. Leurs corps sont squelettes, leurs visages sont diaboliques, leurs bouches écument, et quand ils crient, leurs crocs brillent dans la nuit. Dans mon lit, je m’agite beaucoup, je crie, je transpire. C’est tellement fort que je ne peux plus dormir aux côtés de ma femme. J’en ai parlé au devineur. Il m’a donné une prière pour père Jean, une neuvaine et une tisane. Mais mon état a empiré. Les morts entrent, diaboliques et féroces, dans mes rêves. Je pense à eux la journée et si je ferme les yeux, je les vois enragés devant moi. Ça me fatigue beaucoup et me donne envie de suivre les pas de mon papa, de mon dada et de mon fils. Quand ils ont disparu la vie me fatiguait déjà. Je vais entrer dans le cimetière et je voudrais me noyer dans la terre pour en finir. Le devineur a dit que c’est la terre du cimetière qui crie dans mes rêves, que ce sont les ancêtres qui cherchent à m’emmener dans le pays d’en bas. Je lui ai dit que c’était peut être mon papa, mon dada et mon fils. Il a pris une poignée de terre du cimetière qui contient des cendres d’ancêtres. À force d’enterrer les morts sur les morts, à force de chavirer la terre, c’est obligé que remontent les cendres des ancêtres. Donc, il a pris une poignée de terre et il l’a lâchée devant moi. Au lieu de tout de suite tomber au sol, elle est descendue en tournant trois fois autour de moi. Alors, le devineur a dit :  » ce n’est pas ton papa, ton dada ou ton fils ; ce sont les ancêtres qui veulent ton corps en offrande. »