Langaman ou L’amour érigé en dogme de vie

Luçay Soubaya PERMALNAÏCK (Traduction). Éditions K’A. Roman historique. 2017. 9791091435475

En savoir plus
Luçay Soubaya PERMALNAÏCK

Acheter
Librairie Autrement
Librairie Gerard

4ème de couverture
Comme la tempête soudain au coeur de la nuit.Il s’agit d’écrire contre la disparition de la disparition, de fixer ce moment fugitif où tout vit encore de manquer. De cette façon s’engage le poème dans le chant et la lumière.
Nul mystère ici qu’une neige qui tombe opiniâtre sur la terre, neige vraie tombée comme jamais d’entre les mots, avec le seul chuintement de ce silence.Retour ligne automatique Il s’agit d’écrire au détour de l’oubli. Alors « l’absence a presque un visage / la douceur d’un visage / dont on ne devine pas les traits ».
Le poème est seul à tenir ses promesses.

Vestiges du chemin de fer de La Réunion

Jean-Louis ROBERT (Texte) – Claude THÉRÉSIEN (Photographies) – Éditions K’A. Poésie. 2016. 9791091435413

En savoir plus
Éditions K’A
Jean-Louis ROBERT

Acheter
Librairie Autrement
Librairie Gerard

4ème de couverture
Photographies des vestiges du chemin de fer à l’île de La Réunion.
Associant la photographie à la poésie, cet ouvrage célèbre le chemin de fer qui traverse l’île, les gares, les machines, les anciennes voies, etc. Il évoque en filigrane les langueurs et la beauté d’un voyage en train. ©Electre 2021

Fils d’Algie. Carnet d’une crise

Stéphane Héric HOARAU. Éditions K’A – Astèr. Poésie. 2016. 9791091435314

En savoir plus
Éditions K’A
Stéphane HOARAU

Présentation de l’auteur
Comme l’indique son sous-titre, Fils d’Algie n’est pas un livre, mais un carnet : carnet d’écriture, carnet de dessin, où se croisent et se mêlent mots et lignes. Brouillon d’une pensée en crise, il donne à lire autant qu’à voir… Ou l’inverse ? Des poèmes croisent des planches de dessins en noir et blanc qui tentent, dans ce jeu de miroir, de former un corps, une carte complète des maux de l’enfance.

À l’angle malang – Les maux d’ici

Jean-Louis ROBERT. Éditions Grand Océan – Éditions K’A – Pou Koméla. Roman. 2004 – réédité 2015. 9782911267505 – 9791091435246

En savoir plus
Éditions K’A
Jean-Louis ROBERT

Acheter
Librairie Autrement
Librairie Gerard

4ème de couverture
Son roman À l’angle malang. Les maux d’ici échappe à toute tentative de classification, car il intègre à sa façon une multiplicité de genres et de types : le classer serait le défigurer.
L’amoureux des langues et de la littérature ne pourra que se réjouir d’y être confronté à un travail sur le signifiant, sur le signifié et sur la narrativité, essentiellement polyphonique. Si l’on est en droit d’invoquer la pluralité des lectures, c’est bien à propos de cette œuvre. Tout y est dialogique. Les représentations deviennent à leur tour des personnages, et les relations sociales et interpersonnelles sont mises en scène de la manière la plus originale possible.
L’élaboration textuelle et la complexité de la construction du discours romanesque font de ce livre l’un des plus remarquables de ces dernières années. Le travail sur la langue et sur l’architecture du récit sont au cœur de la création, mais sans exclure pour autant l’extérieur du texte, et des éléments de ce que nous nommons naïvement la « réalité » se mêlent à la trame diégétique : société, politique, démagogie, histoire, mythes, légendes, synchronie et diachronie avec les douloureux avatars des tragédies passées, regards sur soi-même et sur autrui, relations entre les langues, et entre celles- ci et l’être intime de la personne, littérarisation du mal-être…
Dans cette approche infiniment dialectique, tout s’entremêle, fusionne et éclate en une multiplicité de « mondes », le nôtre, le seul qu’à tort nous pensons vrai, n’en devenant qu’une partie éclairée par l’écriture.
Par la virtuosité linguistique et la convocation des langues servant de ferment à l’invention de ce qui devient véritablement un nouvel idiome, c’est aussi le mystère de la relation entre l’être et le langage qui le nomme, et dont il parle par le truchement des locuteurs, que le texte nous invite à sonder.
Tout en nous laissant guider par la « méthode » – au sens étymologique – de Jean-Louis Robert, qui fait du lecteur une forme de coauteur, suivons notre propre « voie » (active !) dans les avenues et les interstices de ce beau roman, avec à la clé le plaisir comme incomparable récompense. (Jean-Philippe Watbled)