Bagage rouge – Tome 1 – Polka Bourbon

Albert DÉGARDIN (Scénario) – Carlo VELARDI (Dessins et couleurs). Des Bulles dans l’Océan. BD. 2021. 9782919069835. À paraître en mai 2021

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Des Bulles dans l’Océan
Albert DÉGARDIN

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Le Repaire de la Murène
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4ème de couverture
Décembre 1845. Saint-Denis de Bourbon. La société coloniale pétrie de contradictions s’étourdit d’une danse nouvelle venue d’Europe: la polka.
Mais se déchire à propos des lois Mackau : chaque homme ou femme de la colonie pourra acquérir sa liberté. Chacun a droit désormais quelque soit sa naissance à un nom chrétien et à l’éducation que lui dispensera l’Église sous l’autorité bienveillante des maîtres par la grâce de Dieu et par la volonté de Louis-Philippe Roy des Français. Le Gouverneur Bazoche se doit de faire appliquer la loi. Les maîtres protestent. Leurs représentants quittent en bloc le Conseil colonial. Le clergé est partagé.
17 décembre : une procession apparaît sur les hauteurs de Saint-Denis. Peu après son passage un « porteur la vierge » est trouvé mort, puis deux autres le lendemain dans les jardins du Palais Législatif. Pas de témoins. Peu d’indices. Une rumeur circule : celle d’un Homme à bagage rouge impliqué dans cette étrange affaire.
Brigadier Chef Léonius et son adjoint Boniface tentent de remonter cette piste. Ils vont de surprise en surprise à la poursuite de ce suspect : un Homme au bagage rouge aussi insaisissable que discrètement connu des maîtres et des notables….

Le traversier – N° 37 – Même pas peur

Collectif. Le traversier. Nouvelles. Mars 2021

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Le Traversier
Albert DÉGARDIN

Éditorial de Christophe Pascal
Je suis sûr que vous l’avez déjà entendue… Si, si ! Faites un petit effort de mémoire : cela devait être, au moins pour la première fois, en école primaire dans la cour de récréation. Vous en souvenez-vous maintenant ? Oui, c’est ça… le caïd menaçant un plus petit que lui, qui à son tour lui jette à la face avec un aplomb insolent : « Même pas peur ! »
Cette expression enfantine, qui s’est glissée dans le langage adulte, fait sourire de prime abord et réfléchir tout de suite après, tellement son contenu est humainement riche. « Même pas peur », la réponse manifeste à une personne ou à une situation qui prétend (et qui souvent réussit à) nous intimider… L’expression est d’ailleurs devenue la réponse spontanée à tous ceux qui s’attaquent aux libertés individuelles de manière abjecte ; que l’on se souvienne du nombre de fois où, de manière sciemment puérile, elle a été employée à la suite des attentats terroristes de 2015.
« Même pas peur », bravade ou courage ? Dans le premier cas, on imaginerait bien ces mots sortir de la bouche d’un matamore comme Tartarin de Tarascon, dans le deuxième de celle du fier et impétueux Cyrano de Bergerac. Qu’elle marque une tentative, plus ou moins maladroite, de reprendre prise dans un contexte stressant ou la plus insensée des témérités, la formule exprime dans tous les cas de figure un refus catégorique de céder à l’arbitraire. Elle représente aussi un défi lancé non seulement au destin mais aussi et avant tout à soi-même. En somme, ce sont trois petits mots sortis tout droit de l’enfance, dont le succès réside dans leur capacité à rendre compte d’une multitude de situations humaines, réelles comme imaginaires.

Les auteurs
Albert DÉGARDIN avec De Dieu, de Diable et de Baobab

Le traversier – N° 34 – Vertige

Collectif. Le traversier. Nouvelles. Juin 2020

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Le Traversier
Albert DÉGARDIN

Éditorial de Patrick Uguen
« O Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l’ancre !
… Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe ?
Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau ! »*
Le vertige : certains ne le connaissent pas, voire même, le réclament, ce creux paradoxal au fond de l’estomac d’angoisse et de désir. Ce n’est pas tant la hauteur, d’aucuns s’effraient d’un tabouret, que la perte du repère, l’apparition de l’inconnu et de son vide qui nous saisit dans le vertige :
– c’est la crainte de ne plus discerner, si loin, tout en bas, la terre disparue. Nos jambes flageolent : il nous faut redescendre ou bien reculer,
– c’est la chaine qui nous retient aux veilles des adieux à nos heures familières : l’affolement du cœur aux battements d’un cil, le tremblement des doigts sur la page qu’on ne sait pas remplir. Et nous refermons nos lèvres et nos stylos.
– c’est, plus terrible, l’effroi du vide de la mort inattendue qui tue l’être cher et tout le cher passé : les portes d’airain qui s’ouvrent et qui descellent nos remparts et rongent nos étais. C’est le gouffre pandémique, l’attente de quelqu’un qui ne reviendra pas.
Mais, revenons à une moindre échelle. Il semblerait que la peur soi salutaire : dans l’évolution, elle serait l’alarme interne qui nous alerte d’un danger…Alors de quoi nous prévient le vertige ? D’une chute possible ? Et nous voilà tétanisés !
Mais, si nous changeons de perspective, le vertige devient la peur de monter trop haut et non celle du vide. Soyons immodeste : de notre tabouret aux falaises d’Etretat, équilibristes entre deux néants, longeons les précipices, grimpons les sommets : ça n’est qu’en avançant que la chute sera moins dure.

*Le voyage, Baudelaire, in Les fleurs du mal 1859

Les auteurs
Monique BABIN
Ghislaine CASSIAT
Albert DÉGARDIN avec Heureux vertige
Alain LAFAURIE
Marie-France LECLERCQ
Marie-Thérèse LEFORT
Michel LEGRAND
Peggy MALLERET
Pierre MANGIN
Bernard MARSIGNY
Arlette MILLARD
Maryse PERROT
Jean-Philippe RICARD
Bertrand RUAULT
Tom SAJA
Patrick UGUEN

Le traversier – N° 32 – …. et après….

Collectif. Le traversier. Nouvelles. Décembre 2019

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Le Traversier
Albert DÉGARDIN

Éditorial d’Anne Lurois
Comment ne pas évoquer Baudelaire avec un thème comme Spleen ? Cela relève de l’impossible ! Malgré la noirceur de ses vers « Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle » ou encore « Je suis comme le roi d’un pays pluvieux », reconnaissons que cela a plus de charme que l’expression « se mettre la rate au court-bouillon », spleen étant en anglais la rate qui déverse ses humeurs et entraîne chez les sujets sensibles « un état affectif […]de mélancolie sans cause apparente et pouvant aller de l’ennui, la tristesse vague au dégoût de l’existence », nous dit le Trésor de la Langue Française.
Avec un tel programme, l’hiver pourrait bien s’inviter prématurément et nous glacer le sang ! Mais le plaisir des mots, aussi sombres soient-ils, n’est-il pas le meilleur remède à la mélancolie ?
Laissons-nous prendre en douceur par le spleen, et gardons en mémoire ces derniers vers, de Baudelaire encore, avec un peu d’imagination ne pourraient-ils faire sourire ?
« Le bourdon se lamente, et la bûche enfumée,
Accompagne en fausset la pendule enrhumée, ».
C’est la rentrée, certes, mais le soleil est encore là pour éclairer nos lectures, profitons donc de ses dernières morsures, et attrapons le dernier Traversier, une chose est sûre, si la mélancolie nous gagne, l’ennui ne sera pas de la partie !

Les auteurs
Monique BABIN
Gérard COMMANDEUR
Albert DÉGARDIN avec L’estran des lions de Chine
Roland GOELLER
Jacques GUFFLET
France JOUSSEAUME
Alain LAFAURIE
Marie-France LECLERCQ
Marie-Thérèse LEFORT
Jean-Pierre LEROY
Peggy MALLERET
Pierre MANGIN
Bernard MARSIGNY
Arlette MILLARD
Maryse PERROT
Jean-Philippe RICARD

Le traversier – N° 31 – Spleen

Collectif. Le traversier. Nouvelles. Septembre 2019

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Le Traversier
Albert DÉGARDIN

Éditorial d’Anne Lurois
Comment ne pas évoquer Baudelaire avec un thème comme Spleen ? Cela relève de l’impossible ! Malgré la noirceur de ses vers « Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle » ou encore « Je suis comme le roi d’un pays pluvieux », reconnaissons que cela a plus de charme que l’expression « se mettre la rate au court-bouillon », spleen étant en anglais la rate qui déverse ses humeurs et entraîne chez les sujets sensibles « un état affectif […]de mélancolie sans cause apparente et pouvant aller de l’ennui, la tristesse vague au dégoût de l’existence », nous dit le Trésor de la Langue Française.
Avec un tel programme, l’hiver pourrait bien s’inviter prématurément et nous glacer le sang ! Mais le plaisir des mots, aussi sombres soient-ils, n’est-il pas le meilleur remède à la mélancolie ?
Laissons-nous prendre en douceur par le spleen, et gardons en mémoire ces derniers vers, de Baudelaire encore, avec un peu d’imagination ne pourraient-ils faire sourire ?
« Le bourdon se lamente, et la bûche enfumée,
Accompagne en fausset la pendule enrhumée, ».
C’est la rentrée, certes, mais le soleil est encore là pour éclairer nos lectures, profitons donc de ses dernières morsures, et attrapons le dernier Traversier, une chose est sûre, si la mélancolie nous gagne, l’ennui ne sera pas de la partie !

Les auteurs
Monique BABIN
Gérard COMMANDEUR
Albert DÉGARDIN avec L’estran des lions de Chine
Roland GOELLER
Jacques GUFFLET
France JOUSSEAUME
Alain LAFAURIE
Marie-France LECLERCQ
Marie-Thérèse LEFORT
Jean-Pierre LEROY
Peggy MALLERET
Pierre MANGIN
Bernard MARSIGNY
Arlette MILLARD
Maryse PERROT
Jean-Philippe RICARD