Christophe DESAULLES

Auteur

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Né à Paris en 1960 et baigné très tôt dans la diversité culturelle, fruit de son métissage, Christophe Desaulles hérite naturellement d’une inclination pour « le multiple » et nourrit un profond respect à l’égard des valeurs de tolérance. Aussi, attiré par « les horizons du monde », ce professeur d’histoire-géographie effectue une partie de sa carrière en Écosse, au Mexique, à Madagascar puis, enfin, à La Réunion où il réside actuellement. Passionné de littérature, il décide « à l’automne de sa vie », de se lancer dans l’écriture en publiant un récit autobiographique, Ode au pardon (Les Impliqués, septembre 2015), dans lequel il évoque un retour émouvant vers la terre d’une partie de ses ancêtres, puis un premier roman proche du « réalisme magique », La Chair ondoyante (L’Harmattan, Collection Amarante, novembre 2016), où il défend l’amitié et l’harmonie entre les peuples, la vie, tellement précieuse, contre les forces obscurantistes quelles qu’elles soient. Enfin, un recueil de poésies illustrées par les photographies de Jean-Rémy Cuenot, Mes Automnales, poèmes et images (Auteurs d’Aujourd’hui, 14 septembre 2017), montre la vision d’un monde, sans complaisance, mais avec humanité et espoir, de deux hommes mûrs, et artistes.

Mes Automnales, poèmes et images (extrait du dernier recueil de poésies : poème  de Christophe Desaulles et photographie de Jean-Rémy Cuenot)

© Jean-Rémy Cuenot

Le futur avait trois ans…

Un petit bout de vie sur la plage assoupie
Semble se prêter au sort de vagues harpies.
L’oracle s’est dédit des intimes projets
Portés en espoirs par des pères naufragés.

L’enfant, la mine ensablée, gît à peine né !
Rosse Camarde l’a suivi de Kobané.
Un brin d’Orient mineur s’est échoué crûment
Face au seuil hadal d’un Occident écumant.

Bien d’autres en filets suivent sa condition,
Nourrissant l’escarcelle de passeurs caution.
De Troie aux colonnes d’Hercule, rougeâtre amer,
« Mare Nostrum » toise les morts, piètre commère !

Folles clameurs des quarante voleurs tempêtent,
Ali Baba, noyant son pieux sésame, rouspète.
Échanges fiduciaires, fortunes insatiables,
Massés à l’Ouest, ont occis tout fond charitable.

Que seront les jours nouveaux pour tant d’infamie ?
Que sera dès lors le prix pour tant d’apathie ?
La mer sombre dans la cuve d’une clepsydre,
Aylan était son nom ; on nous attend chez l’hydre !

Prix et distinctions
2017 Participation au Grand Prix du Roman Métis avec La Chair ondoyante
2017 Diplôme d’ouvrage remarqué au concours de la Société des poètes français pour Mes Automnales, poèmes et images

Manifestations